Humeurs d’en rire

Sketchs de rue

Il s’agit de brefs sketchs visuels pour une télévision. Une vidéo me suit dans mes mouvements. Le but de ces petits films est de saisir la stupeur des gens. Le jeu consiste à obliger une personne à intervenir dans une situation impossible. Chaque vidéo ne pouvant être diffusée qu’avec l’accord de ceux qui sont pris au piège, il faut un minimum de sérieux pour l’obliger à réagir, mais vite neutralisé par une touche d’humour.

L’humour habilement manié peut tout exprimer et permet une liberté qui n’existe pas dans la vie sociale. Avec un minimum de décalage, on peut tout faire accepter des autres, même le ridicule à condition de ne pas nuire à leur intégrité selon le principe du respect absolu de l’être humain. Le jeu va plus loin qu’on peut le penser au départ s’il est manié avec subtilité. Pour qui sait provoquer, tout est possible. La limite entre le rire et l’intolérable est impossible à déterminer à l’avance, mais l’humour permet de la reculer toujours plus loin.

Cette première série est centrée autour d’un personnage féminin de mauvaise foi, gouailleuse et désinvolte. Pour ma première expérience, j’ai eu envie d’expérimenter les hommes pour voir ce qu’ils ont dans le ventre. La « victime » est choisie selon la sympathie qu’elle m’inspire. Comme il faut éviter toute violence, je m’oriente vers des hommes présentant une mine plaisante et ouverte. Je sais qu’un sourire ne fait pas une personnalité et je reste consciente qu’il y a un risque à courir. Toutes les scènes ont lieu dans des lieux publics avec des passants qui font en quelque sorte le public involontaire d’une scène invraisemblable. Toute réaction disproportionnée est désamorcée par les témoins selon ce principe qu’un homme qui s’attaque à une jeune femme a toujours tort.

En tout dernier ressort, c’est l’humour, la bonne humeur et le rire qui doivent l’emporter.

Je m’approche d’un homme par l’arrière, à sa hauteur je le fixe, je lui cligne de l’oeil et je lui mets la main aux fesses en disant, ça va mon p’tit coq ?

Je choisis un mec sympa, lui souris, arrivé à sa hauteur je m’approche de lui jusqu’à le frôler, dès qu’il se met à réagir, je me mets à hurler qu’un homme m’agresse

Variante : les bras chargés de provisions, je fais tomber un porte-monnaie, je demande à un homme de le ramasser. Une fois qu’il s’en ait saisi, je me mets à hurler qu’il me le vole

Deux cadres sérieux sont attablés à une terrasse, je m’assois nonchalamment et je dis à l’un, alors qu’est-ce qu’elle pense ta femme de notre relation ?

Au supermarché, je choisis un mec et je passe devant en lui disant que je vais tomber enceinte ce soir s’il le veut bien

À la Défense, plusieurs cadres sont réunis discourant sur leurs soucis de bureau, je vais vers l’un et lui dit, tiens je te reconnais, alors tu n’arrives toujours pas à bander avec les femmes ?

Toujours à la Défense avec des cadres, eh les mecs, décoincez-vous la braguette qu’on rigole un coup !

Variante : arrivée à la hauteur d’un homme sortant de son bureau, je luis dis : au lieu de t’accrocher à ton attaché caisse, tu préfères pas t’accrocher à moi ?

Dans le quartier du Marais, dans un café sélect, je choisis un couple bien mode, je m’assois avec désinvolture et je dis à la femme droit dans les yeux, dis donc, t’en as fait du chemin depuis le tapin à Saint Denis !

Un homme sérieux attend, je me place en face de lui en le regardant, après quelques instants je lui dis : qu’est-ce que t’as à me reluquer, tu crois que je suis un réverbère allumé ?

Un homme âgé est assis sur un banc. Je m’assois à côté de lui. Bonjour, tu vas bien depuis la dernière fois ? Je continue en lui disant : le temps file très vite dis donc. Tu te rappelles quand on était jeune et que tu jouais au mec viril ? Je peux te le dire aujourd’hui, personne n’y croyait !

À un café branché, trois mecs sont attablés en terrasse en train de s’amuser et de rire. Je m’assois la mine dépitée et je dis : comprends pas comment ça peut vous faire rire, on vient de castrer mon mâle, comment je fais maintenant ?

Un homme d’un certain âge, style homme d’affaire, marche avec détermination. Je me dirige vers lui et lui demande s’il n’a pas 100 € car je n’arrive plus à subvenir aux besoins de mon mec. Devant son refus, je m’écrie : ouais, parce que nous les filles on est des êtres inférieurs bonnes qu’à faire ton ménage !

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Comments
7 Responses to “Humeurs d’en rire”
  1. Jérôme dit :

    Faute dans le titre, il faut écrire « ce que vous n’avez jamais osé » 🙂

    • cieljyoti dit :

      merci, je n’avais pas vu ))) dis donc est-il possible d’accéder à l’article en appuyant la souris sur la phrase ???

      • Jérôme dit :

        Euh…je ne comprends pas ta question 🙂

      • cieljyoti dit :

        oui je l’ai super mal exprimée !! en fait, je ne suis pas du tout contente de l’aspect esthétique de mon blog. je me demandais s’il était possible d’utiliser une phrase comme un titre sur laquelle on pourrait cliquer avec la souris pour aller sur l’article ? je présente les titres et à chacun de lire celui qui lui convient en cliquant ou non dessus, c’est possible ça ?

  2. bibousiq dit :

    Et quand est-ce que Céline teste Céline ? A moins qu’elle n’ose le faire… 😉

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