Les mots magiques de notre civilisation

Notre monde est simple et nous faisons tout pour le compliquer. Tout commence par les mots que nous employons dont certains ont une signification profusément étirable. Le sens d’un mot n’étant pas contrôlable, on peut lui faire dire tout ce que l’on veut. Un exemple évident est le mot dieu évoquant un nombre infini de sens sans qu’il y en ait un pour dominer sur l’autre. Un individu peut se faire une idée précise du mot selon sa conviction, mais elle n’est pas forcément partagée par un autre. Le mot de l’un n’est pas celui de l’autre. Paradoxalement, il nous renvoie à notre réalité en nous isolant du reste du monde. Le mot a une apparence universelle, mais il exprime la singularité qu’on lui prête.

Nous utilisons des mots pratiques qui semblent tout vouloir dire, mais qui ne disent pas grand chose si ce n’est dans l’imaginaire de celui qui l’utilise. Ces mots renfermant une multitude de sens, je les appelle des mots magiques. Il suffit de les employer pour voir s’instaurer autour de soi un consensus ne reposant pourtant sur rien. Chaque époque possède ses formules magiques, ces mots qui, une fois prononcés, semblent produire une satisfaction partagée. Un mot magique accepte une infinité de sens incontestables. La formule magique n’est rien sans le mythe qui la sous-tend et le mythe est une croyance ayant besoin de fidèles et de prêtres pour exister.

Peuple : un grand classique de la formule magique depuis la Révolution française. Personne se sait au juste ce que comprend ce mot, mais il est évocateur dans un système démocratique. Il existe un gouffre entre la Nation française et le peuple français. La Nation réunit un ensemble cohérent de citoyens. Le peuple implique une sélection variable selon ses convictions. Excluant les gens riches, il est plutôt pauvre, proche des contingences, souffrant de multiples maux du fait qu’il serait constamment exploité par des individus ne songeant qu’à leur seul intérêt. Le français aime imaginer le riche comme un salaud, un voleur, un exploiteur, bref un dégénéré de la société. Imaginons un fils d’ouvriers faisant fortune grâce à son talent, il risque d’être exclu du peuple pour entrer dans la classe privilégiée, mais abusive et exploiteuse des riches ou supposés tels. Dans le mot peuple, il y a quelque chose de bénéfique et d’apaisant alors que le riche, quelle que soit son origine, ne fait plus partie du peuple et est censé exploiter les gens, c’est-à-dire les tromper pour les voler. L’idée sous-jacente est un peuple naïf et impuissant sauf quand il possède un guide pour le ramener à la raison. Ce sont ceux qui veulent servir de timonier qui paradent l’image du peuple. Dans la réalité, le peuple se divise en multiples corporatismes et communautés rivales. On est loin d’une masse unie allant dans la même direction. Les corporatismes expriment des intérêts opposés fortement concurrents. Puisque le mot peuple englobe une réalité fluctuante et peu concrète, pourquoi lui prêter tant de sens ? Le peuple est évidemment un mythe savamment entretenu par les démagogues trouvant là un argument facilement accessible à tous. On peut faire dire ce que l’on veut à cette identité non identifiable, mais il faut pour cela des prêtres accrédités, personnages de confiance supposés entretenir un lien intime avec leur divinité. Comme il n’existe pas une religion du peuple, mais plusieurs en opposition permanente, chacune essaye de tirer la couverture à soi en prétendant en être plus proche et plus à l’écoute. Un mythe vit dans la surenchère permanente de lui-même.

Richesse : c’est la richesse qui produit des gens riches. C’est en accroissant la richesse d’une nation qu’on améliore sa condition, pas le contraire. Chaque pays selon sa localisation géographique dispose d’une richesse naturelle, mais c’est dans l’exploitation des ces richesses qu’apparaît un enrichissement. Une société démocratique a un coût et elle ne peut exister que si elle a les moyens financiers de sa politique. Les grands sentiments ne servent à rien si on n’a pas les moyens de les rétribuer. C’est quand une société démocratique n’a plus les moyens de se financer qu’elle risque de sombrer dans une dictature. Niveler une société par le bas entraîne les pires injustices et des corruptions qui la gangrènent. Si le riche possède un pouvoir exclusif, il convient de le freiner afin qu’il redistribue sa richesse sous forme de travail pour tous. C’est à force de nier la richesse qu’on appauvrit un peuple. De mémoire humaine et jusqu’à présent, seul le capitalisme a été capable d’engendrer suffisamment de richesses pour améliorer le sort des gens. Cela ne signifie pas qu’il faut laisser faire le capitalisme. Il faut lui imposer des contraintes légales pour l’obliger à redistribuer la richesse produite, mais trop de contraintes finissent pas freiner l’enrichissement et donc la redistribution des richesses. Si la richesse entraîne des excès répréhensibles, c’est elle qui permet de nous élever de notre condition et de réaliser nos rêves. On ne peut envisager de résoudre les problèmes de la misère et des inégalités qu’à partir d’une base économique saine et l’on ne peut partager la richesse que si elle existe. Pour mémoire, la plus grosse fortune de France, Liliane Bettencourt avec 20 milliards de dollars arrive au 20è rang mondial. Le salaire des patrons français est impressionnant, mais reste modeste comparé à ceux des autres patrons dans le monde. Au niveau financier international, Paris n’occupe que la 18è place loin derrière New York, Londres, Shanghai, Hong Kong ou Tokyo. Comparativement aux autres grands pays, les riches de France sont plutôt pauvres. Le très gros écart entre les salaires les plus bas et les plus hauts, 1 à 200 en France, ne révèle pas des salaires trop élevés, mais une mauvaise distribution des richesses, due à différentes causes dont des charges salariales trop importantes pour une durée de travail trop courte et une frilosité du patronat français n’osant ou ne sachant pas développer des projets industriels. Le vrai socialisme, cette attention que l’on porte aux plus défavorisés, est un luxe démocratique que seule une nation riche peut s’offrir.

Inconscient : la psychanalyse a donné à ce mot un sens qu’il ne possédait pas auparavant. L’inconscient a trouvé ses lettres de noblesse une fois admis qu’il renferme le potentiel humain sans que l’on sache, par ailleurs, de quoi il s’agit au juste. Il évoque un sentiment ambigu. Ce qui est inconscient est dangereux, confus, incompréhensible, mais il acquiert ce sens de potentiel humain une fois que l’on s’aperçoit qu’il n’existe pas de notion capable de l’évoquer. Une chose est vraie, aucune conscience n’étant assez puissante pour englober toute la réalité humaine, le mot inconscient est une facilité de langage pour exprimer un mystère. Inaccessible, on peut lui fait dire tout ce que l’on veut. L’inconscient repose sur cette idée qu’il existe un sens caché et secret à tout ce que l’on dit, pense et fait. C’est une perspective valorisante qui fait entrer chaque personnalité dans un monde qu’il ne soupçonnait pas jusque-là dont il devient le héros. La conscience est un monde dominé par l’intelligence et le talent. Grâce à l’inconscient, n’importe qui devient un centre d’intérêt et des gens s’arrêtent pour l’écouter. Pour accéder à cet inconscient, il faut des prêtres, personnalités supposées avoir franchi le pont entre conscience et inconscience, possédant une intimité avec ce que l’individu ordinaire ignore. Apparaissant dans le rapport jugé anormal que l’on entretient avec autrui, l’inconscient n’existe que pour celui qui est guidé vers son intériorité, mais c’est dans la trouble qu’il exerce son plus grand pouvoir.

Communication : la communication est devenue un pouvoir convoité par le plus grand nombre. Parler étant la chose la plus simple au monde, voir parler des gens en sachant qu’ils exercent un immense pouvoir est une fascination pour beaucoup. C’est le monde de la communication qui fait en partie les modes des mots. Avec la télévision, on n’entend plus seulement les mots, on les voit en action, comme s’ils étaient vrais. Pour la première fois de son histoire, la magie trouve un support réaliste. Le doute peut subsister de savoir si les mots sont réellement appropriés aux images, mais, la plupart de temps, les mots semblent se vérifier par des images devenues plus réelles que le réel. Le monde de la communication est une victoire du voyeur sur l’acteur, du passif sur l’actif, du sens commun sur le sens individuel. Pour la première fois dans l’histoire humaine, il est possible de vivre toute une vie dans des mots sans trop se soucier de ce qu’ils veulent vraiment dire. Pour faire le lien entre des images et des mots, il faut des gens à qui l’on accorde un minimum de confiance pour servir d’intermédiaire, il faut des guides. Le journaliste est un médiateur entre le public et le spécialiste, mais il parvient, grâce à des études plus poussées, à se substituer au spécialiste.

Information : la vie est remplie d’événements se chevauchant sans cesse. Seuls certains événements ont le droit d’entrer dans la catégorie d’information qui n’est pas ce qui se produit, mais ce que l’on juge pouvoir constituer un objet de connaissance. L’information est une espèce de spectacle de la vie offert à un public qui l’attend. Choisir ce que l’on veut ou ne veut pas montrer détermine la nature de l’information véhiculée par les moyens de communication. Nous vivons dans ce paradoxe d’avoir accès à une multitude d’informations, mais sans avoir les moyens de l’utiliser pour créer une véritable connaissance et compréhension du monde. Plus nous sommes assaillis d’informations, moins nous comprenons le monde qui nous entoure et plus nous avons besoin de nouvelles informations et de gourous pour nous expliquer comment les utiliser. L’info devient une croyance en un monde dont les voies sont tracées par de nouveaux prêtres possédant les clés de leur compréhension. Le prêtre ne montre pas le monde, il l’explique en nous effrayant et en nous rassurant.

Internet : les ressources humaines étant limitées, l’électronique est venue combler ce manque une fois qu’elle a réussi à conquérir la ligne téléphonique pour devenir un outil de communication où chacun peut avoir accès à une immense mine d’informations sans grand effort et n’importe où. Pour la première fois de son histoire, l’humain semble au courant de tout ce qui se passe non seulement dans son univers proche, mais dans le monde entier. Évidemment, il s’agit d’une illusion, mais si on n’y regarde pas de trop près, c’est une illusion qui flatte l’ego. Le mythe d’Internet réside dans la croyance que nos perceptions peuvent s’accroître comme par magie. Nous accédons à un monde jusque-là inaccessible d’une façon simple. Mais cette facilité apparente est aussi un énorme handicap quand nous devenons incapable d’arriver là où nous avons besoin d’aller. Nous accédons à une connaissance, mais sous forme d’un savoir nous rendant encore plus dépendants. Nous savons infiniment plus qu’autrefois, mais nous ne le savons qu’approximativement. Internet est entré dans une nouvelle ère une fois qu’il est devenu un moyen de faire de l’argent. De mythe d’information et de toute puissance, il s’est transformé en mythe d’enrichissement. Dans un monde flou, l’argent et son pouvoir sont encore la meilleure façon de créer les valeurs indispensables pour établir notre jugement.

Médecin : si la médecine n’est pas une science, sa parole est devenue incontournable dans un monde en proie à des angoisses insurmontables. Les peurs de vieillir, de mourir, de souffrir semblent moins effrayantes depuis que l’on nous fait croire que les progrès de la science viennent résoudre tous ces problèmes. Ce qui a considérablement allongé l’âge de la vie, c’est une meilleure hygiène et alimentation. Mais il convient de relativiser les choses. Il suffit de se promener dans un cimetière ou un livre d’histoire pour s’apercevoir que l’on ne mourrait pas si jeune dans le passé. La médecine a très bien su exploiter le mythe du progrès technique venant au secours d’une humanité malade. En réalité, pour parvenir à ses fins, la médecine a phagocyté le rôle d’autres fonctions utilisées avec succès par nos ancêtres. À force d’attendre tout de la médecine, nous devenons incapables de résoudre des petits tracas quotidiens prenant des proportions parfois outrancières. La médecine est devenue une solution miracle, elle est également devenue un gouffre financier car son coût est toujours plus élevé. Le miracle a un prix.

Femme : grand classique de la formule magique toujours en usage. Le mot semble porteur d’un sens infini où chacun trouve ce qu’il veut, même s’il est incapable de savoir ce qui est réellement signifié. La femme évoque une douceur, un bonheur, mais aussi une insatisfaction et la cause de nombreux problèmes, du moins dès qu’elle sort de son rôle de mère. C’est sa perception ambiguë qui en fait un sujet de littérature privilégié. Dans l’imaginaire masculin, la femme est porteuse de tout un avenir. Si la femme n’est pas une mère idéale, elle peut devenir une source de souffrance pour l’homme. C’est ce qu’entraîne notre réalité physiologique qui fonde notre féminité. Mais une femme est surtout ce que la culture de sa société en fait. Elle est la féminité qu’elle vit dans sa tête et son quotidien. Si les hormones ont un rôle considérable dans notre quotidien physique et mentale, la féminité est une façon de vivre son corps, c’est-à-dire une façon de prendre un certain recul vis-à-vis de ses impératifs. La femme est un mythe dans l’esprit d’un homme, mais également dans le sien propre craignant de prendre ses distances vis-à-vis d’une culture millénaire. Elle peut choisir de jouer le jeu que l’on attend d’elle ou de se décaler du rôle qu’on lui prête quitte à surprendre et déstabiliser l’homme. La femme a ses gourous et ses prêtres, mais elle devrait plus s’ingénier à s’en moquer qu’à leur faciliter la tâche en participant à leur divertissement. Une femme de talent peut se hisser au niveau de ses rêves amenant d’autres femmes à suivre son chemin. Mais si nos sociétés démocratiques encouragent cette voie, le monde baigne encore dans l’obscurantisme de la femme.

Plaisir : mot magique par excellence. Chacun prône son plaisir comme quelque chose d’unique. Le plaisir n’a jamais autant obligé les êtres à se replier sur eux-mêmes. On en vient même à parler d’égoïsme salutaire comme si on devait exister par soi-même. On ne partage pas le plaisir, mais le moyen de l’obtenir lorsque l’on croit pouvoir en tirer profit. Le plaisir est une satisfaction personnelle qui ne prend en considération l’autre que pour y parvenir plus vite. Le partenaire sert de tremplin à notre seule satisfaction. Le plaisir exprime une toute puissance, l’un des rares moments dans notre existence où l’on a l’impression de prendre notre destin en main. Paradoxalement, tous les moyens sont bons pour le réaliser, à commencer par ceux qui nous rendent dépendants et qui détruisent notre personnalité. Ce sont ceux souffrant d’un sentiment d’impuissance qui se rabattent sur la facile illusion du plaisir. Si le plaisir est un mythe individualiste de la réussite, comment peut-il s’épanouir ailleurs que dans le partage ? On découvre mille satisfactions illuminant notre personnalité, mais le plaisir reste vain s’il n’est pas reconnu comme tel par les autres. On emprunte des mots de la même façon qu’on accroche un wagon à une locomotive pour avancer. Notre pensée est remplie de divinités qui ne demandent qu’à se substituer à notre intelligence.

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Comments
4 Responses to “Les mots magiques de notre civilisation”
  1. Mirisme dit :

    J’viens dire que si la médecine n’est pas seule à avoir permis l’évolution de l’espérance de vie, je veux quand même revenir sur un point, on meurt moins jeune qu’avant, il suffit de regarder la page suivante:

    http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/graphiques_mois/esperance_vie_france/

    Certes, il y avait des gens qui mourraient à 80 ans, mais ce n’était pas le cas de la majorité, affirmer qu’on ne mourrait pas si jeune dans le passé alors que du haut de mes 19 ans et si j’étais né en 1350, j’aurais eu autant de chance d’être en vie, c’est quand même assez osé comme assertion (ou alors j’ai mal compris la phrase).

    Maintenant que j’ai commenté la partie qui m’a le plus interloqué passons au reste.

    Au niveau du peuple, je suis d’accord sur ce qui est dit =)

    Pour la richesse, je veux juste souligner le fait que l’homme le plus riche du monde est mexicain, que la place boursiére la plus grosse du monde est new york et pourtant je n’envies pas du tout le modéle mexicain ni le modéle américain. Ensuite le capitalisme a permis l’explosion de la richesse, des rendements, de la population mais une logique capitaliste est limité à son environnement, les richesses naturelles peuvent s’épuiser, l’humain se renouvelle plus vite qu’un gisement de pétrole. Dire qu’en france les riches sont plutôt pauvres par rapport aux autres riches du monde, me donne plus l’impression que les richesses sont mieux réparties en france qu’ailleurs. Sinon la conclusion de la partie richesse me donne l’impression suivante: « La france est un pays plutôt pauvre par rapport à d’autres, le vrai socialisme étant un luxe démocratique que seul des pays riches peuvent s’offrir, nous ne devrions pas nous offrir ce luxe démocratique ».

    Le paragraphe sur l’inconscient est pour moi assez trouble, j’ai cru comprendre que l’inconscient était (en dehors de la psychanalyse) un moyen pour tout un chacun de signifier sa singularité sans pour autant en avoir réellement (et soit il y a une faute à la fin soit je ne sais pas ce qu’est la trouble).

    Ensuite pour la communication, j’adhére au fait que c’est une sorte de fourre tout permettant de distancier le signifiant du signifié voir même d’altérer le signifié sans en avoir l’air. Par contre la dernière phrase est un mystére pour moi « Le journaliste est un médiateur entre le public et le spécialiste, mais il parvient, grâce à des études plus poussées, à se substituer au spécialiste. ». Est ce que ça veut dire que le journaliste devient expert à la place de l’expert (par des études plus poussées?)? Ou que le journaliste fait croire qu’il est expert (par les mêmes études, donc en communication?)?

    Pour l’information, le fait est que nous sommes noyé sous l’information depuis la nuit des temps, qu’il a fallu nous trouver des moyens d’en expliquer le sens, les tenants et les aboutissants, avant c’était la religion, maitenant les médias (et autres spécialistes de tout poils). C’est simplement du au fait que nous sommes incapables de traiter toute l’information qui nous arrive et que nous avons besoin de concept préfaits pour pouvoir comprendre notre environnement (enfin avec tout les biais que ça implique). D’ailleurs pour le paragraphe sur la femme c’est presque la même chose, sauf que la les préjugés sont plus remplis de biais qu’autre chose.

    Et puis pour continuer sur le théme des préjugés nécessaires, la conclusion est parfaite pour le propos, notre pensée est effectivement remplie de divinités qui se substituent à notre intelligence car sinon notre intelligence saturerait (suffit d’essayer d’imaginer un monde dans lequel tout les matins notre environnement nous serait totalement inconnu et qu’il faudrait à chaque fois utiliser notre intelligence pour réintégrer l’utilité de chacun des objets nous entourants).

    Enfin j’ai aussi vaguement l’impression de n’avoir pas tout saisi.

    • cieljyoti dit :

      merci pour tes passionnants commentaires plein de discussions. je ne nie pas qu’on vieillisse plus tard, mais j’en conteste les causes médicales. j’essaye de dire que les médecins se sont accaparés ce dont ils ne sont pas forcément responsables. je suis une démocrate convaincue, mais je reconnais qu’elle a un prix que seule une nation riche peut se payer. je ne nie pas la réalité de l’inconscient, mais celle qu’on nous dispense trop facilement selon ce principe démagogique, puisque la conscience vous rend impuissant, soyez puissant dans votre inconscient, en d’autres termes, fermez votre gueule ! le journaliste se substitue petit à petit au grand magicien qu’est l’expert en faisant croire qu’il a tout compris. oui nous sommes incapables de traiter toute l’information, mais nous devons faire semblant de le faire (suis étudiante en journalisme et c’est ce que l’on m’apprend à faire !!). tout simplement, j’essaye de montrer que nous vivons dans une mythologie avec des dieux de la guerre, de la communication (Hermès), de la médecine, de l’inconscient, etc., alors que nous n’avons pas forcément une meilleure conscience qu’à l’époque des Grecs

  2. S. I. dit :

    Donner du plaisir peut être le plus grand des plaisirs. Ainsi, effectivement, le partage reste la seule issue. En effet, la puissance obtenue par l’obtention d’un plaisir personnel et non partagé n’est pas pérenne. Alors que si l’on donne, si l’on partage, sans rien attendre, l’autre s’en souvient. Et ainsi nait la relation. Dans la durée. Et c’est important une relation qui dure non ? Faire entrer l’autre dans son propre plaisir, permet, de plus, de l’accroitre considérablement. Reste à trouver les bons partenaires, pour que, derrière ce concept « magique », il y ait surtout le fond d’une relation respectueuse et durable… Non ?

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