Le paradoxe de la misogynie

Un homme et une femme, un destin, une histoire, une passion et un tumulte. En tant de millénaires, ni l’un ni l’autre n’ont réussi à trouver une relation équilibrée. La guéguerre continue comme si les leçons n’avaient aucun effet. Il en ressort ridicule et impuissance d’un côté comme de l’autre.

Deux êtres de même sexe se toisent et finissent par se copier. L’homme et la femme ont un avantage, il y a un désir qui les rapproche et les relie. C’est par son intimité que l’on accède à l’autre. C’est en dévoilant sa différence au monde que l’on accède à celle des autres.

La femme vivant la subtilité d’un conflit que l’homme n’exploite pas en comptant sur sa force physique, il existe une gamme de sensibilités qui lui échappe. Il peut s’en passer dans son quotidien, mais il en a besoin pour une expression poussée comme en art ou en littérature. Cette femme échappant à l’homme entrave son désir de possession. Ce manque l’incite à en créer une en lui. En découvrant la femme, l’homme en conquiert une partie qu’il préserve dans son intimité. Incapable de se construire seul, il fabrique un double féminin pour combler son désir de plénitude. Cette femme intérieure est un intermédiaire entre lui et le monde. C’est un thème biblique, Ève est créée à partir d’une côte d’Adam. Dans la solitude, la vie est condamnée à disparaître.

C’est de soi dont on a peur, crainte de ne pas être à la hauteur, d’être insulté, raillé, etc. Le misogyne exprime une peur obsessionnelle à l’égard des femmes qu’il transforme en objet méprisable, ridicule et stupide. Elle est assimilée à un ventre, ténèbres, moiteur et matière vile.

Une mère dominante étouffe la masculinité d’un jeune garçon qui en reste traumatisé pour la vie. Cette femme toute puissante n’est jamais loin. La misogynie est un malaise profond. On focalise ses peurs sur des phobies pour mettre un nom dessus, sinon on vit dans l’angoisse permanente d’une peur qu’on reste incapable de nommer. La femme est une phobie comme une autre. Le misogyne met un nom sur ses angoisses. Quand on manque de confiance en soi, on a besoin de se placer au-dessus des autres en un élitisme outré, une forme de misanthropie.

En condamnant la femme qui est en lui, l’homme exprime son intimité au grand jour sans avoir à recourir le reproche d’une sensiblerie féminine. La misogynie est une forme de fascisme imposant une prétendue virilité au monde. C’est une lâcheté. L’homme se substitue à la femme en l’accablant de reproches. La haine de l’autre est proportionnelle à la dépendance qu’on éprouve à son égard. L’amour est une évidence, la haine se justifie, elle se donne raison.

Le sexisme et le machisme sont les attitudes d’une société de primates. La misogynie, plus subtile, est plutôt une philosophie. Autant il est facile de contredire un macho, autant un misogyne est capable d’étayer son point de vue avec des arguments. Il existe un seuil culturel de conscience en dessous duquel tout semble insignifiant et au-dessus duquel tout paraît intolérable. Ce seuil de gravité n’est pas fixe, il se déplace sans cesse. Ni la femme ni l’homme ne sont égaux à eux-mêmes et leurs références varient sans pour autant disparaître.

Il y a plusieurs niveaux de misogynies. L’âne bâté enlisé dans la caricature féminine qu’on entend claironner chez des mâles qui ont besoin d’en rajouter une tonne pour oublier leurs doutes sur leur virilité développe une haine qui ne dépasse guère l’écurie. En revanche, le misogyne qui développe une pensée sur la féminité peut apprécier une femme intelligente. Le vrai misogyne n’en a pas conscience puisqu’il a l’évidence. En se justifiant, il fait une philosophie de vie qu’il argumente. Cette philosophie s’effondre si elle ne trouve pas d’alibi. Le misogyne a besoin de celle qui le conforte dans son bien-fondé. C’est son paradoxe, il dénie la femme, mais sans elle, il se dégonfle.

La femme qui se défend, qui réagit, qui se fait forte suscite moins de misogynie que celle qui s’efface. Cette femme soumise est une preuve pour le misogyne. En dévalorisant la femme, l’homme se survalorise. C’est parce que la femme ne sait pas ou ne veut entrer en résistance que l’homme la méprise. Cette fille superficielle, habile de ses doigts, sexy, peu intellectuelle et peu créatrice est le garant d’une société mâle resplendissante.

Pour le misogyne, la femme est une ménagère chargée de nettoyer ce que l’homme n’arrive pas à évacuer pour ne laisser paraître que ce qui lui semble noble. C’est tout ce que l’homme n’arrive à gérer de lui-même qu’il projette sur la femme pour ne pas avoir à l’assumer. La femme devient le réceptacle de ce qui fait horreur à l’homme.

Un médiocre affiche difficilement sa misogynie sans pointer ses échecs. Un soupçon de réussite amène l’homme à se venger sur la femme de ses rancœurs. Sa réussite excuse tout. L’homme se donne les moyens d’écraser la femme, puis il l’accuse d’être écrasée. Le misogyne a le sens du succès justifiant le mépris qu’il exprime à l’égard des autres.

Cette femme repliée sur elle-même, ne s’intéressant à rien d’autre qu’à son apparence et à celle des autres, est insupportable de niaiseries. Si la femme a ses défauts, l’homme n’en possède pas moins. Mais voilà, si on ne juge pas un homme sur ses fautes, on condamne une femme sur ses erreurs réelles ou supposées. On pardonne mal ses divagations à la femme comme on excuse celles de l’homme. Intransigeance de l’homme pour la femme.

Le misogyne part du principe que toutes les femmes sont pareilles et qu’elles restent pareilles. La femme échapperait aux lois de l’évolution. La femme est l’évolution même. Fixer un rapport entre femme et homme est une impuissance. Dans son ignorance de la femme, elle devient la poupée que l’homme n’a jamais eue et qu’il rêve d’avoir. L’homme projette ses insuffisances et ses incompétences sur elle. Vaincu il se rabat sur celle qu’il croit à sa portée en l’inondant d’injures. Pour méconnaître autant la femme, il faut peu se comprendre soi-même. Il rejette la masculinité pesante dont il ne sait que faire au lieu de la conjuguer en d’infinies partitions avec l’être complémentaire dont il a besoin pour exprimer ce qu’il est. Le misogyne définit un rôle précis de la femme auquel elle doit se cantonner, mais il ne s’en confie aucun pour lui-même. Il tient le bon rôle, voilà tout.

Le premier droit de la femme est d’être une personne entière. Vivre pour elle-même et non par le regard de l’autre. La femme dispose d’un pouvoir considérable sur l’homme. Si ce pouvoir n’existait pas, l’homme ne s’intéresserait pas à elle en dehors de sa fonction sexuelle. L’homme s’approprie le pouvoir de la femme en la cantonnant dans un rôle subalterne. L’homme qui rêve la femme ne peut être que déçu par celle qu’elle est vraiment. Si la femme a su conquérir par la lutte ses droits légitimes, l’homme reste prisonnier de la femme qui est en lui. Cette femme contre laquelle on part en guerre n’est pas tant une ennemie qu’une rivale.

Que reproche l’homme à la femme ?

Il l’accuse de ne pas le comprendre parce qu’il la veut bête. Sois belle et tais-toi. Dans notre civilisation, l’idée de beauté est liée à celle de sottise selon cette idée qu’un être à la fois beau et intelligent domine les autres. L’homme envie le pouvoir de la femme. Il s’impose sur elle, mais il se sent incapable de la concurrencer. Paradoxalement, plus il domine la femme, plus il se sent dominé par elle.

Il lui reproche son côté émotionnel. Comme si l’homme n’avait pas d’émotions ou qu’il était capable de les maîtriser ? La femme est présentée comme victime de son corps d’où des émois à profusion. La femme pleure sans se cacher. Pour l’homme, ces pleurs sont un échec alors qu’ils font partie de son expression au même titre qu’un rire. Il voit dans les pleurs une rupture. Si le côté passionnel l’effraie, l’absence de passions et d’émotions lui paraît morbide. À supposer qu’une femme se sente libre de pleurer en public, cela ne signifie pas, à moins d’une stratégie délibérée, qu’elle s’épanche de tous les malheurs du monde. Une femme dispose de plus de moyens d’expressions qu’un homme en exprimant des émotions et sentiments qu’un homme est contraint de cacher pour ne pas paraître efféminé.

Il lui reproche d’empiéter sur son territoire. Devenant révélatrice de son impuissance à vivre sa virilité, normal qu’il en vienne à la rejeter. La misogynie est une crise masculine.

Il lui reproche de ne pas avoir d’humour. La femme peut être féroce et méchante, conditions obligatoires à l’humour, souvent plus que l’homme qui a constamment besoin de se convaincre de son bien-fondé. S’il n’y a pas beaucoup de femmes qui ont de l’humour c’est qu’il y a peu d’hommes prêts à accepter leur esprit

Il lui reproche sa superficialité. Le mythe de la femme frivole. Pourquoi une femme ne serait-elle pas profonde ? Une femme restant cloîtrée dans sa maison occupée aux tâches ménagères n’est pas aussi dense que celle qui fait des études et travaille.

Il lui reproche d’être une mère et de n’être que ça. L’homme a sa virilité qui n’est pas sans friser le ridicule. La femme a sa maternité, excessive parfois, mais fondée. La femme serait une matrice passive reproduisant les données du sperme. De même dans la vie, elle se colle à l’homme dont elle attend la conduite à tenir. Si ce comportement existe chez de nombreuses femmes, il s’agit d’un comportement social. La femme peut vivre seule et assumer pleinement sa réalité sans l’homme. La femme est condamnée pour sa passivité apparente dans l’acte sexuel. La pénétration est une humiliation dans le monde des hommes.

Il lui reproche son côté pratique censé casser le rêve des hommes. La femme est matérialiste parce qu’elle garde un contact intime avec son corps là où l’homme vit plutôt dans sa cérébralité. L’homme est un rêveur impénitent prenant ses songes irréalisés pour des vérités. Le rôle de la femme est indispensable.

Il y a quelque chose d’incompréhensible chez la femme alors que l’homme est rationnel. La femme est détentrice d’une magie de la vie alors que l’homme en serait la raison triomphante et active. Ce thème récurrent contredit le reproche du matérialisme féminin. Toute la peinture du XXè siècle est un déni de la raison fracassée dans des guerres meurtrières, pourtant cette peinture est dominée par des hommes. Ce n’est pas la femme qui restreint la raison, mais l’homme dans son histoire. Il y a un aspect que l’homme ne peut exprimer indirectement que sous forme artistique.

La femme est censée placer l’homme dans une situation de faiblesse. Quand il est incapable de vivre sa force, il se laisse influencé par la faiblesse supposée d’une femme. En réalité, une femme est plus forte qu’un homme à beaucoup de point de vue. La force n’est pas une question de muscles. L’homme est toujours faible comparé à la force qu’il imagine posséder. En revanche, la femme est fragile quand elle ne se sent pas soutenue par son entourage.

Il lui reproche son manque de talent artistique. Rousseau péremptoirement prétend : « Les femmes n’aiment aucun art, ne se connaissent à aucun et n’ont aucun génie. » Son génie est reléguer à ce que l’homme veut lui laisser une fois qu’il s’est accaparé celui auquel il tient.

L’histoire de la femme est pleine de rebondissements. « Les femmes régnaient sous l’Ancien Régime, la Révolution les a détrônées » dit Élisabeth Vigée-Lebrun (1755-1842), l’une des plus grandes femmes peintres de l’époque. Le XIXè siècle bourgeois est un siècle de remise en question du statut à la fois de l’homme et de la femme. Si la misogynie est une constante de la littérature depuis la Bible, elle apparaît à ce moment en tant que philosophie. Voyant son statut se modifier, normal que l’homme s’interroge sur la femme et cherche à la dévaloriser pour tenter de regagner ce qu’il perd de sa superbe.

La décadence de la société est théorisée chez Schopenhauer et chez Nietzsche de façon plus nuancée. L’idée de déclin est liée à la féminité. Pour Schopenhauer, la femme doit se soumettre au chef de la famille qu’est l’homme. « La femme par nature est destinée à obéir. Et la preuve en est que celle qui est placée dans cet état d’indépendance absolue contraire à sa nature s’attache aussitôt à n’importe quel homme par qui elle se laisse diriger et dominer, parce qu’elle a besoin d’un maître. », « Ce qui rend les femmes particulièrement aptes à soigner, à élever notre première enfance, c’est qu’elles restent elles-mêmes puériles, futiles et bornées ; elles demeurent toute leur vie des enfants… » Sortant de ce schéma, la civilisation de l’homme est censée décliner.

Nietzsche prétend que la femme détourne l’homme de son héroïsme, « la femme est le divertissement du héros ». Reprenant cette affirmation gratuite, des auteurs contemporains parlent d’une féminisation de la société en affirmant que la femme avilit l’homme qui s’abaisse devant elle. Elle est exprimée notamment par Louis Ferdinand Céline et Montherlant. C’est une des craintes les plus profondes de l’homme. L’homme perdant sa virilité se voit rabaisser au rang d’une féminité jugée dégradante, d’où une peur angoissante. La société bourgeoise ayant perdu sa virilité, la femme se hisse au niveau de l’homme se sentant déposséder de son être.

L’idéal du surhomme nietzschéen est celui d’un homme déchu de sa nationalité masculine. Incapable d’agir sur le réel, il se réfugie dans l’imaginaire où la femme occupe la place qu’il veut bien lui laisser. C’est une femme idéalisée qui habite l’homme. Si la fille sort du critère qui fonde la féminité, le garçon se sent floué, il perd sa masculinité.

Le thème de l’inutilité féminine (en dehors de la procréation) est un thème récurrent. « Les femmes forment un sexe purement décoratif. Elles n’ont rien à dire, mais elles le disent de façon charmante. La femme représente le triomphe de la matière sur l’esprit comme l’homme représente le triomphe de l’esprit sur la morale. » Oscar Wilde, le Portrait de Dorian Gray. La misogynie est un idéal masculin se heurtant au matérialisme féminin.

Le misogyne refuse à la femme sa multiplicité pour ne s’attarder qu’à un seul aspect, le plus futile. On peut trouver tous les défauts à une femme, mais on peut trouver les mêmes chez l’homme. Ce sont les fautes que l’on partage le mieux, les qualités, moins visibles, demandent qu’on s’y arrête. On critique les femmes parce qu’on ne prend pas le temps de les comprendre. On ne les laisse pas s’expliquer. On va au plus simple et une femme n’est jamais simple, cette complexité rebute bien des hommes qui préfèrent en rester à la périphérie. Tous les êtres sont doubles, contradictoires et ambigus. Nous nous vautrons dans la facilité parce qu’elle est confortable.

La femme sait qu’elle ne peut se réaliser sans l’homme. Cette intime compréhension marque une supériorité de la femme sur l’homme replié sur lui-même. D’où la perception de la femme comme un être secondaire alors qu’elle voit en l’homme un être indispensable à sa réalisation. Son réalisme lui fait du tort en la plaçant dans une attente de l’homme, non par dépendance ou soumission, mais pour s’exprimer. L’homme se croit unique alors que la femme se sait complément. Cette altérité de la femme la place bien malgré elle dans une situation inférieure par l’homme.

L’homme se complait dans l’image du héros solitaire, égal à lui-même alors que la femme est plongée dans un monde de différences. Au lieu de voir en la femme l’altérité nécessaire à sa réalisation, il n’y voit qu’un moyen d’affirmer une virilité qu’il a du mal à assumer seul. Une fois sa virilité reconnue chez une, l’homme la rejette comme n’ayant plus d’utilité. C’est le mythe de Don Juan. Ce mythe s’affaisse devant les grands mythes de femmes, Carmen et Lulu.

L’homme enserre la femme dans des caricatures. Elle navigue entre la femme sorcière, la rousse Lilith, censée apporter le mal à l’homme par méchanceté ou par sottise, la putain, thème récurrent où l’homme est obsédé par cette femme qui ne lui appartient pas et qu’il doit partager avec d’autres (l’injure putain est une des plus répandues dans l’univers masculin comme une obsession), à la fois victime et dévoreuse d’hommes, la brune Messaline, et celle de l’idiote vouée à sa beauté, la claire Ève. Dans tous les cas, la mère est rédemption par laquelle la femme trouve le pardon de l’homme.

L’homme a son langage. On ne peut le lui reprocher. Il ne faut pas jouer les paranos en cherchant la moindre allusion féminine et la condamner comme un propos machiste. Il parle pour lui et il est normal qu’il évoque la femme avec ses mots. Il y a une part de misogynie dès que l’on s’exprime en tant qu’homme. La réciproque est vraie.

Soyons franche, même si on n’y prête moins attention, les femmes ont des expressions très dures contre les hommes qui vont dans le sens d’une misandrie. Il y a quelque chose dans le sexe opposé qui nous dérange et nous brutalise. On finit par trouver dans son conjoint ce que nous détestons le plus chez nous, ce qui nous ramène à notre insuffisance. Vient un jour où l’on découvre en l’être aimé quelque chose qui nous irrite au plus haut point. Il y a comme une haine présente en chacun de nous nous empêchant de nous fondre dans l’autre.

L’homme a mauvaise conscience de sa condition. On peut emmitoufler la femme d’une réalité physique, on ne le fait pas pour un homme. Il est voué à l’idée qu’il se fait de lui-même et qui ne change guère. Être homme, c’est une idéologie de la masculinité. La femme devient le point d’appui dont il dispose pour s’affirmer. Pour cet homme qui découvre sa masculinité dans la femme, on peut dire qu’elle en est le principe masculin. L’homme est d’une naïveté déconcertante.

L’homme renvoie à la femme une image dont elle s’habitue. La femme n’a pas d’image fixe d’elle-même. Plus l’homme est malade de masculinité, plus la femme en pâtit. La religion impose à l’homme une idéalisation qu’il a du mal à assumer. C’est le recul des religions qui amène l’homme et surtout la femme à repenser leur identité. Il est plus aisé d’accuser les autres de ses problèmes que de reconnaître qu’ils viennent de nous. On accepte sa condition quand on en tire avantage.

Une femme a besoin de plaire à l’homme pour assurer sa réussite personnelle. Un être indépendant, qu’il soit homme ou femme, se méfie de l’image que l’autre lui renvoie. Plus que de plaire, la femme a besoin d’imposer un respect assurant sa liberté d’aller là où bon lui semble et ce n’est jamais gagné quand elle est seule. La misogynie est un manque de respect. La femme n’aime pas plus son foyer que l’homme, mais au moins y trouve-t-elle la garantie du respect dont elle a besoin. Pour son respect, l’être est prêt à tout, même à sa relative soumission.

Réduire un être à son sexe est une incapacité à comprendre ce qu’il est. Le sexisme est une façon de diviser le monde de l’homme et de la femme en deux univers opposés où chacun se voit gratifier d’un ensemble de tâches selon l’idée qu’on s’en fait. Pour parader, l’homme s’empare des occupations valorisantes laissant à la femme tout ce qui l’est moins. Le sexisme est une partition arbitraire entre l’homme et la femme. Entre elles, les femmes ne se remettent pas en question. Les filles parquées sont des femmes domestiquées incapables de sortir du rôle qu’on leur fait tenir.

Si l’on en juge par la quantité d’injures reposant sur la sexualité, celle-ci attise plus la haine que l’amour. Dans ces insultes, la femme est perçue comme une menace. L’homme cherche l’affirmation triomphante de son phallus alors que pour la femme, l’amour est la vie toute entière. L’amour d’une femme réduite à son corps est aussi ridicule que la misogynie. Assimiler libération sexuelle avec libération de la femme revient à réduire celle-ci à un sexe. La misogynie refuse à la femme un cerveau et la capacité de s’en servir. La libération sexuelle a surtout enrichi les publicistes qui inondent la rue d’images érotiques utilisant des femmes sexy. Au XXIè siècle, la femme reste un sexe et a du mal à dépasser cette image. Cette femme qui rit sans savoir pourquoi, qui boude pour un oui ou un non, toujours plus belle et plus maigre est une caricature.

Tout ce qui met à l’écart les femmes dans la société pour une raison ou pour une autre, valorisante ou dégradante, est une sottise car c’est tous ensemble, dans le bonheur de nos différences, que nous avançons. Se retrouver avec des gens qui pensent comme nous, pire, qui sont comme nous, est une façon de s’arrêter à soi. C’est tout ce qui nous dépasse qui fait notre valeur à vivre. Rien ne change tant que l’on ne comprend pas que ni l’homme, ni la femme ne peuvent se réaliser l’un sans l’autre.

Quand l’homme se hisse à la hauteur d’une femme, il découvre un être plein d’humour, d’amour, de subtilités, mais surtout cette personne qui réalise sa plénitude non dans un acquiescement stérile, mais dans sa complémentarité et le jeu d’infinies différences. Un homme et une femme qui évoluent s’entraînent sans cesse l’un et l’autre dans la farandole de l’existence.

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Comments
46 Responses to “Le paradoxe de la misogynie”
  1. M1 dit :

    Ce que je trouve hallucinant c’est qu’en l’an de grâce 2011, nous soyons obligés d’expliquer encore les choses !
    Un misogyne est avant tout quelqu’un qui ne se respecte même pas …

    • cieljyoti dit :

      je n’aurais jamais fait un papier comme ça si je n’avais découvert que des personnalités assez célèbres et toujours vivantes tiennent des propos incroyablement diffamants perpétuant une tradition très ancienne. j’ai ainsi découvert qu’il existe une véritable philosophie basé sur la misogynie. et finalement très peu en ont proposé une réponse appropriée. il serait temps que les femmes viennent enfin botter les fesses de ces prétentieux, tu ne crois pas ?

      • M1 dit :

        La misogynie, comme le racisme, auront toujours leurs théoriciens, malheureusement … alors bottons les fesses, oui !

  2. citron45 dit :

    je crois que nous vivons dans une époque décadente
    où plus rien de fonctionne correctement hélas

  3. marc dit :

    hum surprise un bonne partie des hommes sont misogines ceux qui le sont moins sont en couple !!!

  4. « Rien ne change tant que l’on ne comprend pas que ni l’homme, ni la femme ne peuvent se réaliser l’un sans l’autre. » Attitude moralisante et surtout, contre-vérité: les choses sont en train de changer, justement, depuis que les femmes ont les moyens de se réaliser sans les hommes s’il le faut ou si elles le veulent.

    • cieljyoti dit :

      je crois que l’erreur depuis le début est de croire que nous pouvons nous réaliser les uns sans les autres. en sous-estimant les femmes, les hommes se sont amoindris, les femmes ne doivent pas commettre la même erreur. nous avançons tous ensemble, sinon à quoi bon ? tu ne crois pas ?

      • La domination masculine, indéniable sauf mauvaise foi, fait qu’on ne peut procéder par la méthode du « ce qui est vrai pour l’un est vrai pour l’autre ». La vision symétrique exige une adaptation en miroir.
        Par exemple, oui, les hommes ont sous-estimé les femmes, mais, contrairement à ce que vous en déduisez, nous avons toujours su que nous avions besoin de vous – en position asservie à la maternité, à la domesticité, au statut d’objet – pour nous réaliser dans la virilité telle qu’elle existe encore. En fait, je crois que c’est justement en vous sous-estimant que les hommes se sont enrichis (et non « appauvris ») de votre temps et de votre travail. Voyez toutes ces oeuvres pour lesquelles nous remercions galamment la secrétaire, l’épouse, voire la muse, mais dont nous engrangeons tout le crédit, moral et financier.
        En contrepartie, les femmes, elles, ont généralement surestimé les hommes, puisque c’était la condition de leur survie et ce que leur dictait la culture. Encore aujourd’hui, je me trouve en tant qu’homme, généralement surestimé par les femmes, qui me louent pour des paroles ou des gestes qu’elles trouveraient normaux de la part de femmes.
        Alors serait-ce « commettre la même erreur » que des femmes estiment un peu moins les hommes? Je ne crois pas. Si les femmes s’accordaient – personnellement et entre elles – une fraction de leurs énergies actuellement dévolues aux hommes, je crois qu’elles s’en trouveraient mieux. Il est clair qu’elles peuvent vivre sans cette allégeance morale. Et je crois que les hommes aussi s’en trouveraient mieux, forcés de mériter réellement un respect actuellement requis d’office par une culture patriarcale.
        Excusez cette réponse un peu longuette et lourde…

      • cieljyoti dit :

        suis assez d’accord avec ta phrase : « c’est justement en vous sous-estimant que les hommes se sont enrichis (et non « appauvris ») de votre temps et de votre travail ». en ce qui me concerne, jamais il ne m’est venu l’idée de sous-estimer l’homme. honnêtement, je suis inconsciente du passé des femmes que je ne connais que par des livres ou des témoignages. ma propre réalité est d’être épanouie grâce à un entourage masculin favorable. néanmoins, en tant que femme, qui plus est en partie chinoise, je considère que je dois rester vigilante. je reste convaincue que le plus grand ennemi des femmes est la femme elle-même. je n’ai jamais cru, sauf cas exceptionnels à un homme bourreau asservissant les femmes. vous avez donc raison, selon moi, en parlant d’estime. la femme doit conquérir l’estime d’elle-même, ce qui ne signifie nullement que l’homme doive perdre la sienne, au contraire. un homme bien dans sa peau aura à l’évidence une relation saine et constructrice avec les femmes. je ne suis pas une idéaliste, je sais que les humains ne sont pas parfaits, nous avons tous nos torts, mais je crois que les reconnaître est déjà un pas en avant ? merci pour votre commentaire

  5. Seriez-vous prêt à corriger un peu la perspective et reconnaître que « le plus grand ennemi des femmes » n’est pas la femme (où est-elle celle-là?…) mais bien la féminité et ceux qui en ont fait une icône culturelle? Tant que des êtres (ou des entreprises) auront intérêt à entretenir la faible estime de soi chez les femmes, notamment en propageant la misogynie, c’est de leur côté que portera d’abord ma critique.

    • cieljyoti dit :

      où est cette femme ? mais en chacune de nous bien entendu, cette femme culturelle qui nous pousse à adopter le comportement stéréotypé de celle que l’homme attend. sinon absolument oui. vous avez raison. merci pour vos commentaires très enrichissants

  6. yann dit :

    il y a deux misogynie.
    la primaire, que vous relevez, basée sur la peur et qui mène à la violence. je n’en dirai pas plus.
    la secondaire, beaucoup plus fréquente, basée sur la haine et qui mène au célibat.
    autant un père dominateur (misogyne primaire) faisait des filles soumises, nymphomanes ou misandres.
    autant une mère castratrice fait des garçons misogynes secondaire.
    et avec la généralisation des divorces, le féminisme a produit un nouveau type de mère: la castratrice dominatrice qui étouffe ses fils, enchaine les copains ou punit le père d’un divorce et le soumet avec la pension alimentaire et les lois favorables aux femmes.
    face a ce père humilié, les garçons deviennent misogynes secondaire.
    ils haïssent leur mère et finissent, après s’être vengé sur quelques femmes (ce que font les nympho ou les allumeuses, pour les mêmes raisons), finissent par haïr les femmes (avec, pour certains comme certaines, l’homosexualité au bout).
    les parents sont finalement les premiers et les derniers traumas

    • cieljyoti dit :

      je crois que c’est un peu facile d’accuser les parents qui ne font que recopier un schéma social et culturel. la misogynie, à mes yeux, avant d’être une psychologie, est une philosophie qu’on trouve jusque dans l’antiquité et qui perdure jusqu’à nos jours. cela dit, l’aspect psy est incontestablement important, vous avez raison de le souligner et je vous en remercie.

  7. La psychologie de Prisunic que nous sert Yann n’est même pas comique. Les femmes que je connais dérogent presque TOUTES à son portrait robot de les-celles-qui-sont-comme-ci-ben-c’est-parce-que-leur-parent-X-était comme-ça. Argument abysmal d’aveuglement et habituellement gainé de mâle arrogance.
    Car ce qui serait bien plus intéressant serait de comptabiliser la proportion d’hommes qui tentent de justifier leur vision réductrice des femmes en affichant ce genre de pseudo-théorie. Basta!

    • cieljyoti dit :

      j’aime bien ce que tu dis. oui ce serait amusant de connaitre la proportion de ceux qui tentent de se justifier parce que c’est bien cela la misogynie, celle qui s’habille de toutes les raisons du monde

  8. Oscar dit :

    Il est, car tout arrive, des psychologies de Prisunic qui tombent juste; sinon de Prisunic, en tout cas d’apparence simpliste;
    je voudrais rester dans le concret, et pour ce faire? résumer une « histoire vraie »:

    une femme de 25 ans plus jeune que son mari a cru trouver en lui, en même temps que « l’amour romantique », une sorte d’affection paternelle plus sécurisante que celle, réelle mais accompagnée de brutalités, qu’elle avait connue dans son enfance; elle épouse un homme de deux ans à peine plus jeune que son père, et notons que ce n’est pas le fruit d’une recherche délibérée, mais d’un hasard de la vie professionnelle des deux conjoints; celui-ci, d’un caractère maladivement jaloux mais intelligent et expérimenté, sait à 43 ans faire passer cela sur le compte d’une passion violente à la jeune fille de 18 ans, façade qui n’est d’ailleurs qu’en partie fallacieuse; ils se mettent en ménage, et il naît de cette union un enfant, un garçon qui restera enfant unique, lorsque la jeune femme aura 23 ans; entre-temps la relation des deux conjoints se détériore de plus en plus, avec des scènes de violence surtout verbale de plus en plus fréquentes entrecoupées de longues périodes de bouderie, sur fond de querelles à propos de l’argent du ménage -fourni principalement mais parcimonieusement par le mari, pathologiquement avare, même si l’épouse travaille aussi, et de jalousies délirantes et injustifiées de la part du mari, sans compter ses sautes d’humeur carrément irrationnelles, inexplicables;

    fragile nerveusement,l’enfant qui est par ailleurs tiraillé pour ne pas dire écartelé au milieu de ce conflit parental, aura tôt fait de prendre plus ou moins tacitement, par rapport à son père brutal, froid, tyrannique et ne lui témoignant quasiment aucune affection, à part essayer de « le prendre à témoin » de ce dont LUI serait « victime » (!!), le parti d’une mère qu’il voit maltraitée, bafouée, délaissée, manifestement la VERITABLE victime de la plus grosse part des injustices conjugales;

    certes, elle se montre pour sa part d’une posssessivité excessive à son encontre et le surprotègera toujours, facilitant ainsi sa vulnérabilité psychologique face au monde extérieur surtout, mais comment pourrait-il lui en vouloir alors qu’il sent bien que c’est d’elle seule qu’il reçoit un amour fort et digne de ce nom;

    plus tard, parvenu au seuil de l’âge adulte, il pourra prendre conscience de ce que sa mère l’a « surinvesti » affectivement voire d’une manière morbide par maints aspects, au lieu par exemple de divorcer ou au moins de prendre un amant pour compenser plus naturellement son manque affectif, mais au fond, qu’est-ce que cela pourra encore changer en lui: à savoir une idéalisation des femmes, une hypersensibilité aux injustices qu’elles subissent en général, et un féminisme exacerbé? Qui du reste, pour avoir pris son point de départ dans une expérience vécue, ne m’en semble pas moins fondé et justifié pour l’essentiel!!
    Et s’il est facile d’accuser « les mauvaises mères », il l’est peut-être surtout d’abuser des
    avantages physiques, sociaux et de traditions culturelles millénaires dont on bénéficie en tant qu’homme. Et il n’était que temps que les choses se mettent -plus timidement que ne le crient volontiers ces pauvres mâles soi-disant « castrés » et soudain promus martyrs, à évoluer dans un sens meilleur…

    Je m’arrête là, évoquer les conséquences sur sa propre vie amoureuse ultérieure serait encore ouvrir un autre débat…

    Bien à vous.

    • cieljyoti dit :

      merci infiniment pour ce témoignage fort. curieusement, ce commentaire ma parait passionnant pour expliquer Vermeer, mon dernier article, qui idéalise les femmes pour une raison que je m’expliquais mal. comme son père est un homme apparemment violent, je peux imaginer qu’il a brutalisé sa femme amenant ainsi chez son fils une réaction similaire à celle que vous décrivez. votre commentaire est vraiment passionnant car il me permet de faire la jonction entre plusieurs des préoccupations que j’exprime dans mon blog. vous avez ouvert en moi une perspective nouvelle et je vous en remercie chaleureusement et je regrette de ne pas avoir eu votre commentaire avant que je rédige ce dernier article car je l’aurais sûrement utilisé

  9. Oscar dit :

    « … sa propre vie amoureuse ultérieure… »: après une considération rajoutée, je voulais (re)parler de celle de l’ex-enfant gâté par les joyeusetés, dans les années 50-60, du monde patriarcal, bien entendu…

    • Oscar dit :

      A CIELJYOTI:

      Disons que… je n’ai rien inventé. Je suis heureux au demeurant de vous avoir ouvert des perspectives -sans jeu de mots pictural!!-, et venant seulement de découvrir ce blog, j’aurai sûrement plaisir à l’explorer davantage.
      Peu compétent en peinture -je suis de formation surtout littéraire-, j’ai cependant toujours apprécié l’intensité de Vermeer, au départ de façon générale, l’ayant abordé dans le cadre de la peinture hollandaise, puis par le biais de Proust!

      Par contre j’ignorais tout de la biographie de ce peintre de l’indicible extase que peut procurer la simple évocation/contemplation d’un réel banal en apparence, un peu à l’instar, au XXème siècle, de la poésie de Jean Follain…

      Bien à vous.

      • cieljyoti dit :

        j’ai toujours pensé que le plus beau tableau du monde est un roman et que le plus beau roman est un tableau. je pense que peinture et littérature s’harmonisent à merveille et se nourrissent l’une de l’autre, non ? l’amour de Proust pour Vermeer n’est évidemment pas un hasard, il s’agit sûrement de la rencontre de deux sensibilités sans doute assez proches, je crois. merci pour ces commentaires gorgés de précisions utiles

  10. el ankouri dit :

    Votre article est d’une grande finesse brillant! et j’en ai lu de la littérature féministe!
    Merci beaucoup, à quand un article sur la mysoginie des femmes qui existe malheureusement.

    • cieljyoti dit :

      merci beaucoup pour votre commentaire. vous avez raison à propos de la misogynie des femmes, je voulais écrire un texte plus important sur le sujet, mais je suis trop prise à l’écriture de romans

  11. merci encore pour ce sublime text qui va me faire évoluer radicalement dans ma viec, un grand merci

  12. phil dit :

    La femme est la pire création de l’homme.
    La misogynie est peut être tout simplement une réponse angoissante du patriarcat séculaire. Un questionnement philosophique et sociologique hors de portée des femmes.

  13. oscarsutter dit :

    La femme est en effet une création de l’homme; d’une de ses côtes en tout cas; tandis que l’homme, lui, est la création directe de Dieu, et, fait à son image, il est logique que lui seul puisse raisonner (et violer?). Signé: un homme (pas un loup marsupial)…
    Cependant il s’agit d’un homme disciple plutôt de Michel Onfray que de Zemmour ou d’Alain Soral, s’il doit choisir…

    • cieljyoti dit :

      le plus important est de faire tourner l’imaginaire, je crois que l’homme et la femme sont des effets de notre imagination, Onfray, Zemmour, Soral, Alain ou Agnès, sont des rêveries, bienvenue à la grande mécanique des songes. merci pour ce commentaire

  14. oscarsutter dit :

    OK:
    Songeons donc à la grande angoisse du mâle en train de violer ou de déléguer à des femmes l’exécution de la tâche d’excision des fillettes, cette si poétique rêverie d’un promeneur solitaire, entre autres onirismes paradisiaques bien qu’ « angoissants » pour « le patriarcat séculaire » voire millénaire………..

  15. oscarsutter dit :

    Si mes souvenirs sont bons, c’est bien un esprit de l’air, nommé Ariel, qui dit dans « La tempête » de Shakespeare que « nous sommes faits de la même étoffe que les songes » (je cite l’…esprit du texte, de mémoire donc, non la lettre…)

  16. oscarsutter dit :

    « homme » et »misogyne », ha! ha! ha!

    Ne m’en veillez pas d’avoir réagi avant vous à un texte qui ne m’était pas destiné, chère Céline, mais qui me permettra du moins une douce rêverie drôlatique avant de m’endormir cette nuit (je ne sais quelle heure il est en Chine actuellement; chez moi en Alsace, il est 22H45 environ: bientôt le moment de faire dodo comme le dronte, oiseau dont chacun sait qu’il s’est éteint en dormant)!!!

    Pour le loup de Tasmanie de mon avatar, le dernier a rêvassé en septembre 1936 au zoo de Hobart avant de rejoindre les vertes prairies des marsupiaux…

    Mais nous voilà loin de la misogynie, même si ce dernier specimen était une femelle, et son gardien, un homme criminellement négligent, responsable de sa mort prématurée!!

  17. cieljyoti dit :

    doux rêves avec les marsupiaux, cher Oscar

  18. Philippe dit :

    Yep!

    Je me suis immédiatement arrêté sur le tout début du pamphlet où une différence est faîte entre la soi-disant émotivité des femmes face aux rapports physiques, virils, des hommes. Alors, sans exprimer un part de féminité chez l’homme qui reste toujours à déterminer, je ne vois pas du tout en quoi la femme aurait une part émotionnelle plus importante que l’homme ni même, remarquons le, une injonction aux rapports de forces -physiques. A partir du moment où l’on écrit un article qui nie de facto tout rapport d’égalité dans l’analyse, il est fort à parier que derrière ces quelques phrases bien pansées surgit un phallocrate en mal de sensation.
    J’ai usé mon instrument. Adieu.

  19. Mizo dit :

    Les hommes et les femmes ne sont plus deux gentes d’une même espèce, mais bel et bien deux entités biologiques dont le plus fort éliminera la plus faible.

    Une fois disparues de la surface de la terre, le monde retrouvera la paix.

    Toutes les pensées négatives, rancune, jalousie, domination, perversion, mensonge sont d’essence profondément féminine.

    Incapable d’arriver à la hauteur de notre violence physique que vous convoitez depuis la nuit des temps, vous avez développé des alternatifs par la manipulation, la pitié et l’amour. Vous êtes allé jusqu’à « eunuquer » vos enfant mâles avec ces fausses valeurs pour qu’ils perdent leur agressivité vitale et pour qu’ils soient à votre service.

    Ce sont exactement les mécanismes nocifs de la religion que Nietzsche explique dans sa généalogie de la morale.

    Tous les peuples qui ont connu « l’orange mécanique » féminine ont vu leurs peuples disparaître dans les guerres et des massacres par des civilisations qui ont compris votre danger et ont su vous apprivoiser comme des animaux.

    La science avance, bientôt on aura plus besoin de passer par votre abomination pour se procréer.
    Une fois le ménage fait on retrouvera un vrai monde, un monde sans haine, sans crimes car sans femmes ni dieux.

  20. Oscar Sutter dit :

    Que c’est bon, une relation d’amour partagé entre un homme et une femme, ou entre deux hommes ou deux femmes, sur un pied d’égalité, sans misogynie ni misandrie , à partir d’un respect et d’une estime mutuels?… Et donc sans envie de pouvoir et de domination ni d’un côté ni de l’autre….

  21. Oscar Sutter dit :

    Et ce serait bon aussi de pouvoir partager ce blog si riche sur Facebook, pas SEULEMENT sur Twitter?….lol!…

  22. Tex dit :

    Dans ce texte beaucoup de choses sont affirmées, ça part d’une idée égalitaire pour finir dans un féminisme évident. La misogynie « philosophique » est la conséquence de plusieurs réflexions sur la femme et la peur n’est pas forcément présente. Etant mysogine personnellement contrairement a ce qui est dit en début de texte je haïs encore plus les femmes fortes car je leur parle et je les analyses jusqu’à voir leur déraisonnement et leurs vices qui font d’elles des femmes car ces femmes « fortes » sont celon moi les pires, leurs vices sont plus grand et leurs déraisonnements plus destructeurs. C’est navrant de voir des textes féministes et de savoir que les idées prédominantes actuelles sont féministes ! Beaucoup de grands hommes sont misogynes, alors on peux dire que c’est a cause des meurs, parce que « les hommes sont macho et débiles », ou encore parce qu’ils avaient une mère dominatrice, moi je pense que c’est parce que la misogynie arrive à partir d’un certain niveau de sagesse couplé d’un questionnement sur la femme. Bref je félicite quand même le texte qui (de manière générale) relève un peu le niveau du féminisme agressif qu’on voit partout.

    • cieljyoti dit :

      je crois que je n’ai pas suffisamment souligné dans le texte combien la misogynie est moyen pour beaucoup d’hommes d’exister et de créer. cela dit, peut-on parler d’une élite de la misogynie ? rabrouer une femme permet-il à l’homme de s’élever ? dans une course, pour arriver le premier, faut-il désavouer les autres coureurs ? quoi qu’il en soit, merci pour ce commentaire qui pose beaucoup de questions intéressantes.

  23. ghis dit :

    Selon moi Tex dit plutôt : Désormais que je connais la nature de la course, je m’aperçois que tout le monde ne joue pas avec les mêmes règles. Il ne rabroue pas pour s’élever, il s’est élever, a gravi ses propres sommets et alors qu’il regarde le chemin parcouru, réalise que les mêmes vices et déraisonnements (comment reconnaitre ce qu’on ignore, sourire) sont autant des qualités féminines que masculines. Citez moi donc Tex une femme tyran sanguinaire tels que : Hitler, staline…leur épouse ? elles n’étaient pas aux commandes, ni même à l inspiration.

    • cieljyoti dit :

      qu’il n’y ait pas une femme derrière chaque atrocité, cela reste à être prouvé. je connais des femmes qui aimerait détruire la moitié du monde. je ne crois pas du tout à la femme innocente, mais nous sommes là dans des cas extrêmes ne remettant pas en cause la sottise de la misogynie ou de la misanthropie, me semble-t-il.

  24. ghislain valette dit :

    Je connais des femmes qui aiment avoir le dernier mot, rires !! laissons le leur

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