Céline teste le sport

Je déteste le sport. Il me le rend. Je ne lui donne pas tort, nous sommes en froid depuis toujours. Il s’est pourtant donné du mal. C’est à l’école que date son premier flirt. Malgré mon refus, il a cru bon insister. Tout le monde m’a dit, il faut le fréquenter, c’est quelqu’un d’utile et bien pour la santé. Si c’est bon, pourquoi ont-ils besoin de s’en convaincre ? Je n’ai jamais entendu dire que ceux qui font du sport vivent plus longtemps, la preuve, les grands sportifs tombent comme des mouches. Ils ne profitent pas plus de leur jeunesse qu’ils savourent leur vieillesse. Le sport est un amant dangereux.

Tu ne veux pas un corps de rêve ? Le rêve m’intéresse surtout pour le corps dont je n’ai pas besoin. Un corps sain, m’en fous, je ne cherche pas à entrer dans les ordres. Le sport sert à se donner bonne conscience quand on culpabilise. Je me moque du sport et des sportifs parce que je vais à merveille. J’aime traîner dans la vie et aller à l’aventure. Rien ne m’angoisse plus que de répéter les mêmes gestes dans l’espoir de gagner un chouïa de je ne sais quoi. J’aime perdre mon temps pour en découvrir la richesse. Gagner ne sert qu’à ceux qui se morfondent de perdre.

La véritable bonne santé, c’est celle qu’on offre aux autres. Ces sportifs aux traits ravagés sont tellement anxieux de leurs scores qu’ils n’ont pas le loisir de penser à autre chose. Qu’on nous voit en bonne santé, cela suffit pour l’être. Éviter le : tiens tu as une petite mine aujourd’hui, tu vas bien ? C’est le début du sport. On se dit et s’ils avaient raison, faut-il que je mette à courir ? Rien qu’à l’idée, je tombe malade. À quoi bon l’effort si c’est pour le garder ? C’est ce que je reproche au sport, ne penser qu’à soi, placer toute son attention sur soi, ne vivre que pour soi et moi je ne sais vivre qu’avec les autres sans avoir à leur raboter une seconde dans les fesses.

Le sport transforme un être chétif en brute boursouflée de muscles. Et à quel prix, celui de vouer l’existence à sa répétition. Le sport est cette activité idiote où l’on sait ce que l’on va faire au lieu d’en avoir la surprise. L’après est comme l’avant, mais avec la mine triste et tirée. C’est divin d’aller là où l’on est sûre savoir ne pas aller. Adieu la magie du monde, bienvenue dans un monde hyper programmé. Et si l’on enlève sa magie à la vie, il ne lui reste rien qu’un long cafard empli de certitudes exténuantes.

Bouger ou gesticuler. Je ne suis pas sportive, mais je bouge. Les sportifs font des gestes violents et ils agglutinent leur musculature autour du nombril. Le sport tourne en rond en nous donnant l’illusion de bouger. M’en fous de vivre plus vieille si c’est pour m’ennuyer. Je veux la passion et la folie, pas des petites habitudes. Le sport est un amour incestueux parce qu’on ne se plait qu’avec qui on veut ressembler. On ne cherche plus à contredire, mais à aller dans le même sens que les autres. À force de tout vouloir contrôler, on tombe dans la plus ridicule routine. Au monde du consensus, je préfère celui du refus et de la différence. Marre de ressembler aux autres au nom d’une prétendue bonne santé.

Le sport est un truc de dingues bourrés de TOC (troubles obsessionnels du comportement). Sans discipline pas de sport et la discipline, c’est refaire les mêmes gestes. En refaisant la même chose, on se rassure, mais cette assurance est angoissante. Sous prétexte de santé, nous voilà prise dans un engrenage de servitudes, d’ordre et de hiérarchie, tout ce que j’adore !

Vous les femmes, il vous manque l’ambition de vous surpasser. Ai-je bien ouï ? Mon honneur de femme serait-il en jeu ? La santé, je m’en fous, les secondes gagnées, les kilos perdus, je m’en bats de l’aile, mais l’idée que je ne puisse pas être aussi ambitieuse qu’un mec me rend fébrile. Je vais faire du sport rien que pour les emmerder. Dès qu’un homme se fait dépasser par une femme, il se voit déposséder de ses poils. Les hommes ne trouvent pas le temps de réfléchir.

Un fauteuil confortable, je brûle un clope, je bous un petit thé bien vert, j’attaque une sucrerie et je plonge dans Google. Quand on pianote sport, on tombe sur un tas d’inepties. Les sportifs bafouillent, ce sont les supporters idolâtres qui la ramènent et ceux-là m’irritent plus que tout.

Je tombe sur un truc chouette. Quand le corps souffre, le cerveau dégage une substance, l’endorphine, qui a l’effet euphorisant d’un antidépresseur. Les forçats de la souffrance sont des drogués. On croit qu’ils raidissent les muscles et ils carburent à la morphine. Ils suent comme des éponges, mais ils se font ramoner la cervelle à coup d’anti-dépressifs. Après tout, pas si mal d’être endorphinée, ça vaut la peine d’acheter des super godasses.

À tout seigneur, tout honneur, à toute équipée, la marche à pied, à tout pied, un pied de nez. Je les enfile mes baskets, tenue de jogging, une bouteille de carburant survitaminé, une barre céréalière et je m’élance dans la rue, sans oublier l’air conquérant. Je file un mec. Les nanas, je n’y pense même pas, elles n’ont rien dans les gambilles. Je le suis, j’essaye de marcher comme lui en balançant mes bras comme je l’ai vu à la télé quand je ne fermais pas les yeux pour me tordre de rire. Je fais le forcing et je le double en prenant des risques inouïs.

Pas facile de slalomer entre les vieux, les poussettes et les sorties d’école sans percuter. Moi qui d’ordinaire me mets sur le côté du trottoir pour ne bousculer personne, me voilà au milieu à jouer les matamores. J’adore les regards terrorisés. C’est ça le sport, pousser tout le monde pour ne pas être repoussée. Je le double en levant les deux bras et en hurlant, gagné ! Je lance un regard triomphant pour lui signifier, je suis la meilleure ! Je n’oublie pas le bras d’honneur pour respecter les usages. Lui me regarde sans comprendre. Je lui fous mon ambition en pleine poire.

Toujours dans la marche du canard, je passe devant Charléty, le temple de la bonne conscience. La sportive que je suis devenue ne peut s’empêcher d’y engouffrer un oeil sardonique. Je vois des mecs virils en train de courir après une balle ovale. Ils font quoi ? En ouvrant de grands yeux, il me dit qu’ils jouent au rugby. Normal qu’il n’y ait pas de filles avec eux ? Je sens le taux de diabète monter dans son œil de supporter éberlué. Sans un minimum d’arrogance, pas de sport.

M’élançant téméraire sur le terrain, je gesticule pour attirer l’attention. Jouant la surprise, je plaque, j’immobilise l’adversaire, je le fais tomber, j’y arrive pas. Il faut courir après la balle, voyons, c’est comme ça qu’il faut faire ! Je ne suis pas un clébard, je ne vois pas l’intérêt de l’attraper. Elle a bien un rapport avec un mec, elle tombe dans tous les sens sans que l’on sache lequel est le moins bête.

Ça ne t’intéresse pas de faire de la boxe ? De la boxe, t’es folle ou quoi, me dit ma sœur. Pourquoi un truc aussi idiot ? J’ai décidé de me lancer dans le sport et comme tu es la seule personne que j’ai envie de frapper, j’ai pensé à toi. Comme ça tu pourras apprendre à te défendre au cas où. Tu sais, on n’est jamais assez prudente. Ma sœur est pire que moi, pas moyen de la convaincre de bouger son popotin. Il m’en faut plus pour me décontenancer.

Nul ne peut parler de sport sans évoquer le vélib. Le sport n’est pas de trouver une station de vélib, il y en a partout, mais de récupérer un vélo. Ils sont lourds et pas pratiques. Surtout, ils n’ont pas l’allure sportive, genre fer à repasser à deux roues. Rien que de voir ce truc, je prends dix ans dans les fesses. Le sport diminue le cerveau, mais là ils sont très forts.

J’attends un mec. J’ai failli attendre. Monsieur, pouvez-vous m’aider à choisir un vélo ? On m’a dit que c’est une opération délicate. Il faut que le vélo tienne tout seul sinon il roule de travers. Ah, vous êtes sûr, ça ne tient pas tout seul ? Vous me garantissez celui-ci, je vous fais confiance. On met la clé où ? Quelle clé ? Il faut bien une clé pour mettre en marche la batterie, non ? Avec le poids que ça pèse cet engin, s’il n’y a pas un moteur, je fais comment pour avancer ?

La piscine est un fleuron du sport. La noyade sécuritaire avec le maître nageur pour venir me repêcher. Je ne peux pas rater ça, au moins une fois dans ma vie. Le petit bain a la bonne taille, mais il ne fait pas crédible pour une noyade. D’abord me faire remarquer. Le choix du maillot une pièce est judicieux, un orange vif avec des fleurs jaunes avec un bonnet fluorescent. J’aurais bien pris des palmes de la même couleur, mais après renseignement, ce n’est pas permis.

Je ne me jette pas, des fois qu’il regarderait ailleurs. C’est moi qui ne regarde pas. Je glisse, je tombe dans l’eau. J’arrive tant bien que mal à surnager. Le tout maintenant est de trouver un cobaye. Tout ce que je vois des mecs en ce moment, c’est leur derrière et leurs pieds, rien de réjouissant. Il ne sera pas dit que je ne trouve pas l’élu d’une baignade. Je ne lui demande pas d’être beau, juste de ne pas m’envoyer trop d’eau dans la figure. Un mec me frôle, je saute sur l’occase, je m’agrippe à son slip et je tire. À son visage offusqué, je lui fais comprendre que je suis à deux brasses de la noyade. Lui ne sait pas s’il vaut mieux tenir son slip ou me retenir de couler.

Je voulais m’inscrire à l’équitation, mais la nana ne devait pas m’encaisser, je me retrouve à la gym, avec la bombe et les bottes. J’explique que je suis une grande sportive et qu’après je fais du cheval. Bonjour l’ambiance. Je pourrais fuir, mais ma fierté m’en empêche. Tenir une heure, rien qu’une petite heure, ce ne doit pas être la mort ? Tous ces excités du saut de puce ne me donnent pas envie d’être un quadrupède. Sautiller comme ça, il n’y a pas un truc moins gonzesse, plus viril, un truc où l’on transpire vraiment ? Genre musculation vous voulez dire ? Ça doit être ça oui.

Je me retrouve avec des mammouths imberbes surgonflés à faire pâlir les gorilles d’Afrique. Je n’ai qu’une seule angoisse, trouver un mec que je trouve beau. Il y a peu de risque, mais on ne sait jamais. Je choisis un gros écrasé sous des kilos de fonte. Que je te soulève, baisse, lève, rabaisse, il nous fortifie sa petite quéquette ? Je me mets sur lui et je le regarde en lui disant, à quoi sert de développer des muscles dans les bras s’ils n’ont pas d’équivalent dans le cerveau ? Tu n’en as pas marre de regarder tes muscles toute la journée ? Tu as déjà essayé de dialoguer avec autre chose que tes doigts de pied ? Je lui lance un grand sourire, au moins, tu apprends à compter sans tes doigts, c’est déjà ça de gagné.

Le pire qui puisse arriver, un sportif amoureux de moi. Normal de partager sa passion avec celle qu’on aime, mais moi je m’en tamponne. Bonjour les petits cross du dimanche matin. Je n’arrive pas à me décider si je déteste plus le dimanche matin, le cross ou mon mec ? Pas mal non plus les soirées entre amis. Il y a toujours un silence qui s’instaure suivi de la question la plus redoutée. Tu fais du sport ? Pourquoi cette question ?

– Parce que j’ai de grosses fesses ?

– Parce que je donne l’impression de finir un marathon ?

– Parce que je marche comme si j’avais des patins à glace ?

– Parce que je m’exprime comme si je venais de rater mon BEPC ?

– Parce que je suis peignée comme en sortie de piscine ?

– Parce que j’ai les yeux solitaires d’un coureur de fond ?

– Parce que j’utilise les mots comme des coups de poing ?

Il y a toujours un petit malin pour dire : ce championnat s’engage mal. Championnat de quoi ? De foot, pardi ! Mon sport préféré, voir les mecs discutés de foot. Le moment le plus redouté du match est la mi-temps où je me trouve face à la nana qui s’intéresse au ballon, je lui fais un grand sourire. Je sais que dans cinq minutes, je vais lui paraître la fille la plus cruche de la soirée. Les bleus semblent les meilleurs, mais ils ratent tout. Tu ne comprends rien à la stratégie toi ! L’important, c’est de les pousser à la faute. Ça, dans la vie, je connais par cœur. Le sport, c’est une tonne de règles pour une tonne de moyens de les contourner.

Je suis de mauvaise foi. Les bons sentiments écartés, on entre dans le monde plaisant du conflit. Le sport, c’est une grimace pour apprendre à transformer un moment anodin en tragédie bouleversante. Ces gens qui suintent, ce sont des titans se débattant dans les injustices du monde. Le sport, ce n’est ni des jambes, ni des bras qui se trémoussent, mais des douleurs récalcitrantes, des rictus de vanités, des détresses de hontes, des amours impossibles, des dilemmes terrifiants, des jalousies tentaculaires, bref de quoi faire rêver les moins imaginatifs.

Trouver le bon mec, c’est quand même le sport le plus épuisant que je connaisse.

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Comments
21 Responses to “Céline teste le sport”
  1. M1 dit :

    J’adore ton plaidoyer : )
    J’adhère totalement ! j’adore faire du sport sans faire du sport : je fais du vtt, tennis, natation et aussi de la planche à voile, c’est que du plaisir, que pour le plaisir…
    Et je me dis toujours que ma fiancée, elle fera surement de l’équitation, même si j’ai une phobie pas possible des chevaux : )

    • cieljyoti dit :

      oh oui, faire du sport sans en faire, pour le plaisir, je partage complètement, en revanche, les chevaux, c’est bien les rares animaux que j’aime, je les trouve sympa, merci pour ton commentaire

  2. marc dit :

    hum sa ma fait BIEN rire

  3. Jean-Charles dit :

    Moi je suis un adepte de la farniente et quand je vois tout ce monde courir, courir, ça m’épuise. Parce que non content d’endurer des souffrances il faut encore se priver,d’un bon petit verre, d’une bonne cigarette ou d’un bon Paris-Brest avec plein de crème au beurre…Ben non alors !!! 🙂

  4. frankie55 dit :

    les filles adorent le sport qui demande de l’observation
    contrairement aux mecs qui recherchent la violence

  5. marc dit :

    hum oui beaucoup.de jazette su ton blog , a news York interdit de fumer dans les park depuis lundi et le centre vile les sportif ne fume pas a Montreal tu peux fumer dans les parcs et pres des station de metro Ouf

    • Mais voilà une excellente idée qui donnerait un souffle nouveau à notre vie: s’en griller une ou deux pendant le marathon du matin pour déguster à pleins poumons l’incroyable saveur du tabac;-) ! Car notre malheur à nous, pauvres fumeurs, est de nous être déjà tellement habitués à la cigarette qu’à poumons normalement déployés, nous ne savons même plus forcément apprécier tout le raffinement du produit… !

      Merci, en tous cas, pour cette actualité news-yorkaise, probablement sponsorisée par Bloomberg;-) !

      • cieljyoti dit :

        j’ai lu qu’autrefois les sportifs s’obligeaient à fumer pour se donner de la force. la première fois qu’est apparu le tabac, les curés ont affirmé qu’il s’agissait de l’œuvre du diable. j’ai entendu dire que le plus grand criminel du monde est le sel qui bouche les artères plus vite que le tabac, curieux qu’on n’en parle pas ??

    • cieljyoti dit :

      en chine, on ne peut plus fumer dans les parcs ni dans les endroits publics, il est question d’interdire aux nuages de passer au-dessus des villes !!

      • Interdire aux nuages de survoler les villes : bel acte d’exemplarité écologique, en effet… Sauf que ni les Chinois lors des JO de Pékin, ni les Soviétiques / les Russes lors de quelques prestigieux sommets de chefs d’États, ni les Français, soucieux d’arrêter la radioactivité de Tchernobyl aux frontières grâce à leurs excellents douaniers, n’y sont jamais arrivés, peut-être parce que détourner un nuage impliquerait d’utiliser tant de produits chimiques qu’on rajouterait juste une bonne couche de polluants, encore plus nocifs pour les poumons et le portefeuille de ces sportifs, accessoirement contribuables… !

        Par contre, pour ce qui est de l’usage manifestement excessif de sel dans les aliments, la combine est beaucoup plus efficace parce qu’invisible à court terme. Le tout est d’habituer l’organisme aux surdoses de sel dès notre plus tendre enfance pour faire d’une pierre…, euh, d’un grain de sel au moins quatre coups:

        – gaver l’industrie agroalimentaire de copieux bénéfices dans la mesure où le sel coûte tellement moins cher que d’autres ingrédients ;
        – abreuver l’industrie des boissons (d’ailleurs souvent les mêmes entreprises que les géants de l’alimentaire, ces temps-ci) puisque le sel fait boire plus que de raison, voire incite le corps à réclamer plus de sucre que nécessaire pour avoir l’impression de retrouver son équilibre naturel, d’où le succès des colas et autres limonades ;
        – mettre le secteur de la santé sous une perfusion particulièrement régulière puisqu’il faut bien soigner toutes ces maladies pulmonaires ou cardiovasculaires, et ce à l’échelle de quelques décennies ;
        – procurer aux professionnels du sport, quel qu’ils soient, une mine d’or si inépuisable que l’on pourrait en extraire de quoi fabriquer un million de médailles pour chacun de nous, sachant qu’à défaut d’un remède fiable contre une maladie, on commencera toujours par nous conseiller fortement, ne serait-ce que par le biais de la pression sociale, de pratiquer au moins une activité sportive par semaine, que toute discipline, même au plus bas niveau d’amateurisme, suppose au moins implicitement de payer une première fois pour la pratiquer, puis à maintes occasions pour posséder tous les accessoires qui s’y rattachent aux yeux des pratiquants aguerris (des chaussures adaptées à la casquette arborant fièrement le logo d’un sportif ou d’un club de référence, en passant par les écouteurs pour iPod résistants à la sueur, indispensable sésame pour faire quelques passes de balle magistrales au son de la compilation techno du moment, l' »Ultimate Beach Soccer Vibes 2011″:-) !

        Et dire que certains arrivent encore à croire qu’en ce début de XXIe siècle, le sport peut se passer de ses liens incestueux avec le business et la politique… !

      • cieljyoti dit :

        merci pour toutes ces passionnantes précisions. oui, je crois que tu as raison, il existe des liens bien étranges entre sport, business et politique qu’il serait d’ailleurs très intéressants de mieux préciser

  6. Il était tout sauf un rat de bibliothèque. Il possédait le diplôme de guide de montagne, se sentais à l’aise sur les plus « noires » pistes skiables des Carpates et nageait des kilomètres dans la mer. Il voulait que je l’accompagne dans toutes ces activités , et moi, j’ai étais sportive seulement d’apparence.
    Il était mon coach impatient et cruel. J’apprenais mal avec lui , et c’est un moniteur de ski professionnel qui m’a apprise de faire correctement le mouvement de slalom.
    Mais le « virus » a été bien transmis. C’est grâce à lui que j’ai connu l’enivrante sensation du vol , lorsque , en haut de la piste, on se lâche, on se jette d’un coup pour glisser vers le bas. Que j’ai vu la beauté féerique des forêts de montagne en automne, et toute cette beauté infinie du monde réel qui existe en dehors de mes livres bien aimés.

    • cieljyoti dit :

      merci pour ce très joli commentaire qui est presque arrivé à me faire aimer le sport. en réalité, je n’ai rien contre le sport, mais je ne peux pas m’empêcher de me moquer de ces grands musclés qui se prennent pour des petits dieux. je ne résiste jamais à l’envie de faire des petits gags même dans la mauvaise foi la plus complète, j’assume. ça ne m’empêche nullement d’avoir beaucoup de respect pour des personnes comme toi qui savent si bien partager leur passion.

  7. Oscar dit :

    « Le sport diminue le cerveau »!! Et le jeu d’échecs, alors?? Très prisé autrefois par les Français et par les Anglais, puis par les Allemands, puis par les Russes, pendant la période soviétique tout particulièrement, aujourd’hui par les Chinois, surtout les Chinoises, haha!!

    C’est vrai que ce sont les meilleures actuellement,
    cela dit à mon avis rien ne vaut une bonne petite partie amicale et sans enjeu, juste pour le divertissement et la beauté du jeu, même si on ne peut jamais supprimer entièrement la part du stress (concentration, risque de la gaffe toujours possible, etc…). En plus ça peut se noter sur une feuille pendant la partie, à part les blitz bien entendu, donc se rejouer et être apprécié après coup (sic!), en toute relaxation, même si on n’était pas partie prenante, comme un superbe match de tennis!

    Quant à l’ambiance étrange d’un championnat du monde, qui en tension et en animosité (plus ou moins) rentrée ne le cède à aucun sport physique, elle est bien rendue par un film, « La diagonale du fou », dont on trouve un extrait épatant via google en tapant « Piccoli un coup de génie »!!

    Tiens, le tennis n’est pas mentionné dans la liste je crois, il est vrai que pour les champions c’est aussi gratuit (au sens figuré seulement bien entendu!) et démentiel comme épuisement que les autres compétitions, je trouve…

    Pour tout le reste je suis bien d’accord: à bas le sport, et considéré comme spectacle, pour ma part je décernerais une mention de malédiction spéciale à l’hystérie collective croissante du foot!!

    • cieljyoti dit :

      je ne savais pas que le jeu d’échecs était un sport. en chine, nous avons un jeu d’échecs, mais très différent du système occidental. j’ai déjà vu des chinois joué au jeu d’échecs occidental, mais j’ignorais que c’était aussi populaire. des championnes chinoises, vraiment ? évidemment, il s’agit de petits sketchs destinés à faire sourire, pas d’une encyclopédie. c’est vrai que j’aurai pu trouver quelque chose pour le tennis, mais sur le moment, je n’y ai pas pensé. merci infiniment pour tes précieuses précisions

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