Céline teste le divorce

Le mariage est périssable, vérifier la date d’expiration avant sa consommation, la mairie ne peut en aucun cas être tenue responsable des dents cassées, blessures à la tête et ulcères. Le divorce aussi est périssable, des surprises comme s’il en pleuvait. Une histoire d’humains voulant se faire anges. À force d’étaler la platitude sur les tartines d’un couple, prévisible qu’un jour on finisse par le rendre insupportable.

Dorothea Tanning, Portrait de famille, 1954

Une époque où il y a autant de mariages que de divorces, bientôt plus de séparations, la gangrène dans l’œuf. Ce besoin de briser ce qu’on s’est échiné à unir. La façon dont on se sépare révèle la façon dont on s’est uni. Les effusions d’adoration font place aux ferveurs de malveillance. Amour et haine, le couple le plus talentueux de l’histoire humaine. L’humain est une aventure qui ne dure pas, il faut faire avec.

Mariage obligé. Adam et Ève n’ont d’autre choix. Ils ne savent même pas qu’ils s’aiment, ils sont faits l’un pour l’autre et l’ignorent. Ils s’ennuient, en se rapprochant, ils s’éloignent. Le mariage forcé, pas plus mal, au moins fait-on l’effort d’apprendre à vivre à deux au lieu de se camoufler derrière une d’amourette. Le mariage d’amour remplace la nécessité d’une entente par son illusion. On s’embarque dans un bateau convaincu qu’on a la passion pour moteur. Quand le moteur tombe en panne, en pleine mer, deux êtres rêvent de terre ferme. La houle donne le mal d’amour aux couples accrochés au bastingage.

Fernand Pelez, Adam et Eve, 1876

L’amour n’est plus respiration, un étouffement. Beaucoup d’air gaspillé. Deux amants s’en vont, une bonbonne de passions sous le bras, de quoi faire une mise en orbite. L’erreur, ne pas économiser, on consomme à tout va sans penser au lendemain. Résultat, la bonbonne se vide. On partage le superflu, pas la survie. Tout est déjà là, à quoi bon apprendre à vivre ensemble ?

Mariage enfant, mariage incestueux. Un frère épouse une sœur, un père, sa fille, un garçon sa mère. C’est le grand classique libidinal à la mode depuis le XIXè, le siècle de la famille, pourquoi en sortir quand on peut y rester ? Depuis Adam et Ève, ce n’est pas nouveau. On n’est jamais aussi bien qu’entre soi. Si tu ne sors pas de toi, l’amour qui t’y enferme. La cuisine familiale, rien de mieux, mais ça lasse. Prévoir ses réactions, vivre sans inattendu, stérilisant, terriblement ennuyeux.

Un couple idéal, ils se ressemblent, une perfection vivante. Un petit défaut, d’abord infinitésimal, une tumeur invisible qui grossit, grossit, jusqu’à occuper une place qui ne semblait pas la sienne. Si rien n’avait été parfait, ils auraient pu voir la bosse, tout est passé inaperçu jusqu’à ce jour où elle a dévoré tout le reste. Le moindre soupir pèse plus lourd qu’un reproche, la légèreté fait place à la lourdeur du quotidien qu’on traine comme le boulet des galériens. Ils ne déambulent plus, ils se trainent. Le fil de soie devient une chaine.

Alfred Courmes, Œdipe et le Sphinx, 1959

Mariage amical. Des amis qui ne veulent pas se séparer, amis pour la vie, époux dans le lit, parents à la sortie d’école. L’amitié fait qu’on mélange un peu tout dans sa tête, c’est mignon, ça devient angoissant. De grosses carences affectives. On a besoin de se moucher un grand coup dans l’autre, ça fait du bien, ça aide à respirer. S’entendre est un point, écouter n’est pas simple.

Mariage par intérêt. Tu convoiteras ce que possède le voisin si tu ne veux pas qu’il le garde pour lui tout seul. Une fois lancée, la cupidité ne s’arrête jamais, toujours plus. On convoite l’élu de son cœur qui en a les moyens, une fois qu’on l’a, on convoite celui d’une voisine, d’une amie, d’une relation, la machine emballée ne s’arrête plus, il m’a plu, c’est un plus. On partage ce que l’on ne possède pas, état de dépendance, un divorce pour s’en libérer.

Le divorce obligé, incestueux, amical et par intérêt. Un roman de trois sous. L’amour à la gare, le divorce entre deux trains, l’avantage, gagner du temps pour la séparation, il suffit d’affoler son mouchoir pour lui dire au revoir. On épouse quelqu’un, on se marie seule, un bain marie, on se croit entourée, la bouffée s’évapore, une absence. Il faut trois poux pour faire deux époux, un pouls à l’aller, un au retour et un pas pouls pour les pousser l’un vers l’autre.

Grosz, Daum marries her pedantic automaton, 1920

Un rire désamorce la bombe, on le refuse. La peur du ridicule, une barrière avant de déballer ce que l’on ne pense pas. Une fois le malheur casé entre deux aigreurs, la haine se déverse. On sommeille avec des bluettes d’amour les yeux dans les yeux, devant un écran, miroir de solitude. Un engrenage. Angoisse d’arriver au terme de quelque chose, des murs qui s’affaissent, impossibilité de fuir, lassitude, le cœur fait place au par cœur. Coincé dans l’amour de sa vie, le restant des heures donne envie de devenir liquidateur des basses œuvres, n’importe quoi du moment que ça bouge, on ne sait quoi, ça ne peut être pire. Des soldats galvanisés. Représailles sur les épousailles.

Avant de répudier, divorcer avec soi, refus d’être conciliante, ne rien transiger, sévère à la moindre bévue, écraser une mouche avec un marteau-pilon, boucher l’issue. Apprendre où ça blesse. Une formation utile. Réduire l’autre à ce qu’il est censé être, à sa fantaisie, une absence, plus simple de cogner, déferlement d’agressivité. Les filins lâchent, envol des échecs de la vie. Le proche devient un reproche. Il y a sûrement du vrai, mais qu’importe, anéantir ce que l’on déteste de soi.

Une trainée de poudre, une épidémie, le divorce se propage à une vitesse fulgurante, une idée qui plait. Nous, on ne savait pas. Tout a commencé en sortant du cinéma, ridicule, non ? Elle trouvait ce film idiot, lui pas, la sauce a prise. Remarque, je n’ai toujours pas compris pourquoi elle trouve ce film idiot, il ne l’est pas. Je ne sais pas ce qu’il te faut, le navet des navets, une bêtise sans nom. Tu pourrais respecter le goût des autres. J’ai le droit de donner mon avis, non ? Pas en insultant ce que d’autres trouvent bon. Comme toi par exemple ? Qui aurait pu croire pareille disharmonie ?

Picasso, La tragédie, 1903

À force d’être d’accord sur tout, on les croyait soudés. Il a suffi d’une critique pour que tout s’enflamme. À force de faire un, ils sont devenus deux. Remarque cette idée de fusion entre deux êtres, je n’y crois pas. Forcément, toi tu ne crois en rien, pas besoin, tu as toujours raison. Tu es injuste. Peut-être, mais je n’ai pas tort. Tu n’as jamais tort, madame je sais tout. Là, tu deviens agressif, non ? Juste réaliste. Et moi, je patauge dans le subjectif ?

Vous les filles ne prenez pas au sérieux l’amour, vous vous rabattez sur la sincérité comme une bouée de sauvetage, vous êtes passives, vous avez beau jeu de condamner ce que nous faisons. Vous les hommes n’avez aucune souplesse, vous êtes guindés et attendez qu’on entre dans votre moule, sinon, vous êtes perdus. Et c’est quand vous vous perdez que vous ne cherchez plus à nous trouver. L’homme est une tragédie, la femme, une comédie, le germe du divorce.

Normal tu prends son parti, solidarité féminine. Prendre son parti, tu rigoles, tu me connais bien mal, je ne la supporte pas cette bêcheuse, moi, je pense aux autres. C’est pour ça que tu ne penses pas à moi ? Comment peux-tu dire une telle ineptie, je pense à toi tout le temps. N’empêche qu’il y a plein de choses que tu ne comprends pas chez moi. Le ferment est là, il suffit de laisser faire le temps, c’est un professionnel de la rupture. On voyait le feu de l’amour, on vivait des étincelles, le feu est partout, plus dans l’amour.

Tu ne savais pas si tu voulais te marier, maintenant, tu le sais et tu le regrettes chaque jour. Tu ne t’es jamais engagé avec moi, tu t’engages seulement aujourd’hui que tu veux me lourder. Je te rappelle que c’est toi qui veux me quitter, à force d’inverser les rôles tu t’es transformée en victime. Tu ne voulais pas m’épouser, normal que tu ne veuilles pas la séparation. Que me reproches-tu ? Je me dilue en toi.

Deux tiroirs parfaits. Ils sortaient ensemble, montraient leur amour qu’ils croyaient unique. On baguenaude en terrain conquis, on déballe ce que l’on a soigneusement rangé, horreur, il y a un truc qui cloche. L’intimité se heurte à une autre. On se complait dans le compromis jusqu’au jour où l’on n’existe plus qu’en lui. Sentiment d’une perte. La petite gêne devient un obstacle, une clôture infranchissable. Tu as tué tout ce qu’il y a de meilleur en moi, sentiment d’esquive, non de perdre l’autre, mais de se perdre en lui.

Cranach, Judith et Holopherne, 1530

Ils se sont mariés par étourderie. Un mariage de bâillement, ils ont avalé des mouches qui ont pondu des œufs, fermentation, le divorce est servi. Corneilles qui bâillent, corbeaux à la mangeaille. Le repas est préparé en mélangeant les mauvaises intentions qu’on prête à son conjoint, il faut bien les mettre quelque part, non ? Au théâtre de la vie, la grandiloquence est la reine, le grotesque, le roi, un grincement aiguisé.

Deux oiseaux sur une branche s’invectivent de noms disgracieux, c’est la faute à Rousseau, deux tourtereaux montrent les griffes en de hideuses grimaces, c’est la faute à Voltaire, deux amoureux se lacèrent les vêtements, c’est la faute à Chanel. Pourquoi s’accuser d’un tort quand on peut le jeter à la face de l’autre ? Chercher à avoir raison, pas à résoudre les dommages. La dégringolade de l’anodin, la chute libre de l’incongru, le haut de la bassesse, la déferlante de l’immobilisme, le prétexte adéquat, le traumatisme de la cause, il en faut au moins une pour faire pencher la balance de son côté. On ne se bat pas pour avoir raison, mais pour qu’il ait tort.

On épouse quand on a soif, on divorce quand on est rassasié. Une belle voiture confortable avec toutes les options disponibles. On se sent merveilleusement bien, un sentiment de plénitude. On s’aperçoit brusquement que la voiture n’avance nulle part. Le paysage défile, le véhicule fait du sur-place. On se pose des questions, il ne sait pas conduire ? Elle ne sait pas trouver la route sur la carte ? Tout reste banal, impression. Mais rien n’y fait, on n’avance pas. Sûrement de sa faute. Difficile de raccommoder ce que l’on cherche en vain de déchirure. Le drame du couple, détériorer ce qui n’existe pas encore, ce que l’on ne prend pas le temps de construire ensemble.

Rembrandt, Décapitation de Saint Jean-Baptiste, 1640

Résistance. Le divorce est la mesure de l’espérance que l’on se fait du mariage. Plus haut monté, plus bas descendu. Il y a pourtant une chose sur laquelle on ne devrait jamais se tromper, la personne avec qui on partage sa vie. L’amour insouciant gomme les aspérités pour ne conserver que les contours agréables. Les détours s’émoussent, restent des gouffres qu’on prenait pour des abris. Quand deux se chamaillent pour savoir qui a raison, on sait qu’ils ont tort.

L’amour est rarement basé sur un argument, le divorce en a encore moins. Noir ou blanc, aucun dégradé, des pelletées de torts et d’arguties. Rien ne bouscule mieux une raison qu’une autre. Plus elle surprend, plus elle fait mal. Rien ne ressemble plus à une raison qu’à une autre. Il suffit d’évoquer un argument, n’importe lequel, aussi injustifié soit-il pour en invoquer un autre, celui qui se terre en nous, telle épée de Damoclès rappelant les errements de la vie. On croyait partager du bonheur, on communiait du malheur. C’est en se répétant qu’on ne comprend plus rien. Vingt fois sur le matelas remettre le mariage, vingt fois sur le banc remettre le divorce.

Ce serait tellement dommage de se quitter tacitement, constat d’échec, une amitié qui dure. Le divorce prend son sens et sa volupté dans la guerre impitoyable que se livrent deux ex. Chacun connait les faiblesses de l’autre ayant eu le temps de les expérimenter sous toutes les coutures. L’effet de violence vient de l’effarement, pas de la stratégie. Taper là où ça fait mal est un plaisir qu’on refuse difficilement. Un adversaire frappe là où il peut, au hasard. Le divorcé pointe le doigt qui s’abat sur cette fragilité qu’il connaît. Elle sait la réponse appropriée, la douleur est telle qu’on oublie la sienne pour imaginer celle de l’autre. Un sadisme méticuleux.

Cranach, Salomé tenant la tête de Saint Jean-Baptiste, 1530

Il aime la photo, elle lui envoie dans la figure cet objet auquel il tient tant. Une double aubaine, la douleur physique et la douleur morale de voir son bien le plus précieux brisé. Casser assiettes et verres, il s’en fout royalement, détruire sa passion, il s’en relève avec l’envie de dépecer la peau jusque-là soyeuse lui donnant des envies infinies de caresses. Pas de quoi s’inquiéter, il rumine sa vengeance en se demandant jusqu’où aller, cela laisse le temps d’une tactique.

Le combat des adultes reste vain s’il ne place pas en première ligne les enfants. Le sel de la guerre sans lequel le conflit serait fade. Se battre par enfant interposé devient l’arme fatale. L’homme n’y résiste guère. La femme tire les rennes en affutant chacune de ses parades. L’homme ne rend pas grâce, il se sent touché au plus profond de lui, son fils prend le parti de sa mère et ne jure que de péter la gueule de son père. La mère pleurniche, elle jubile, l’homme s’agenouille, elle triomphe.

Le divorce pour faute reste un classique, la faute au tiers. Une maitresse ou un amant ne change rien à l’affaire. La faute est une goutte d’huile dans un verre de ricin. Attiser un feu déjà vif, c’est s’assurer un coup au pif. La lâcheté est le moteur de la haine. Dingue tout ce qu’une vie recèle de poltronneries, à croire qu’elle les collectionne. Elles s’agglutinent pour pourrir le peu de courage qui reste chez un être. C’est à coup de couardise qu’on lâche ses meilleures attaques, les plus perfides, celles qui font le plus dégâts. Même ce que l’on ne fait ou ne dit pas devient un reproche.

On blâme la nuisance censée nous ronger, on s’enferme dans la haine, cette haine détruit tout. Ce n’est pas d’un couple dont on se répare, mais de cette haine qu’on alimente de toutes ses forces et qui finit par envahir jusqu’à la moindre de nos pensées. Il faut longtemps pour se guérir du venin. On n’existe que par les autres, quand ce n’est plus l’amour, c’est la malveillance qui alimente notre croyance en nous-mêmes. Une foi, celle de se sentir porter ou déporter par l’autre. Cette incapacité à vivre ses errances vient qu’on projette tout sur le conjoint, cible de ce qui est mauvais en nous. Pratique et ravageur. Je te rassure, tu as été pour moi une goutte de sueur dans la chaleur torride de notre amour.

On se sent envahi par un ennemi impitoyable. On installe une forteresse, tant bien que mal, à la va-vite. On ne reste pas sur la défense, on guerroie, de toute son énergie, on veut voir la peur clouée au sol, rendre grâce, taper dessus, frapper sur tout ce qui hante notre impuissance. L’autre finit par disparaître, remplacé par l’image qu’on lui donne, l’image du mal incarné, un diable qu’il faut anéantir. La longueur s’épuise et sombre dans l’indifférence. Faire bref et incisif. Frapper là où ça fait le plus mal en un temps record.

Convaincu qu’en faisant du mal on se fait du bien, le coup de foudre se transforme en foudre de coups. La haine d’une femme est à la hauteur de l’amour dont elle est capable. On ne se sépare pas quand tout va mal. Mieux vaut attendre que tout aille bien, l’efficacité est à ce prix. Divorcer, écrire un dictionnaire amoureux de la haine à deux jusqu’à qu’il n’en reste plus qu’un.

À deux, on s’aide à se perdre, pas à se découvrir. On se laisse aller aux certitudes approximatives de l’existence en oubliant qu’une approximation est un labyrinthe dont ne sort pas indemne. On parle trop, on finit par ne plus rien faire ensemble. Des tombereaux de parlottes pour des actes jamais commencés. On lui reproche ce que l’on n’a pas entrepris.

Ce besoin d’argumenter ce qui ne va pas. Raconter le mal qui ronge, le hurler, des années de bavardages, des années de silences, ce que l’on ne tait, par raison, lâcheté ou indifférence. On aplanit les rugosités restées en arrière jusqu’au moment où leur poids les fait remonter à la surface. Farfouille dans la mécanique d’instants finis. Dans l’horlogerie des souvenirs, tout est compliqué, la mémoire joue de ces tours. Un divorce de mémoire. Ne rien vivre en direct, en différé, après 10 ou 20 ans de couple, bonjour l’amnésie comblée avec la première rancœur venue.

Religion de l’amour, guerre de religion, la sanglante. Le conflit s’épuise, on en perd le fil, laisse place à un carnage où chacun se déchiquète pour assurer sa subsistance. On se rattache au matériel, le financier est l’enjeu, on devient le trader de ses sentiments, exacerbés, peur de perdre, manque d’assurance. Un des rares moments de son existence où l’on regrette d’être riche, les pauvres se posent moins de problèmes. Les couples se haïssent d’autant facilement qu’ils n’ont partagé que de vagues sentiments, chacun sa position. Dur de vivre ensemble, alléchant de faire semblant. On parle de conflit d’intérêt, non, le conflit est là dès le début, larvé, l’argent lui donne une couleur.

Le divorce n’est pas une fatalité, c’est une économie. Le marché qu’il génère est colossal, que des gagnants. On lance son entreprise par un mariage, on lui donne ses lettres de noblesse avec un divorce. Si la séparation n’existait pas, l’économie de marché l’aurait inventée. La vie à la maison devient insupportable, eh bien sortez, allez au cinéma, au théâtre, au concert, invitez vos amis au restaurant pour raconter votre malchance. Le mot divorce éclaire le regard éteint d’un avocat blasé. La justice, une autorité, une décision, sans garde-fou, recroquevillé dans ses vérités, il est facile de sombrer dans la démence. Marié pour un temps, divorcé pour la vie.

Rubens, Tête de la Méduse, 1618

Dans le mariage, on passe sa vie à faire des économies, dans le divorce, on dépense sans compter. Ce mari poussif, lui qui ne pensait à rien, le voilà qui envisage tout. Il prend conscience de son corps, sport, remise à niveau, en ébullition le mec. La femme n’est pas en reste, bonjour les salons de beauté, objectif, plaire à n’importe quel prix, nos sympathiques commerçants sont là pour ça. Quand on a des enfants, acheter tout en double, chaque foyer doit leur offrir le même confort, les mêmes amusements, en mieux. Furie du porte-monnaie. La médecine n’est pas en reste, ça provoque des troubles. Il n’y a pas de médicaments contre le divorce, mais pour les divorcés, il y en a trop. Le psy se frotte les mains. Restaurants, club de rencontre, boites de nuit, le divorce est une mine d’or, la crise financière n’a qu’à bien se tenir.

Pour tempérer l’ardeur des ex, il faudrait instituer la lettre de recommandation de l’ancien conjoint au suivant. Ah tu en es quand même au troisième… En finir avec les à peu près, aller au bout de soi, de lui, avoir confiance. La tête préparée à l’avenir, qu’il est beau ce divorce qui me rapproche de lui. L’amour fait place au changement et le changement terrorise ceux qui ne vont nulle part.

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Comments
17 Responses to “Céline teste le divorce”
  1. marc lessard dit :

    hum oui le divorce ou comment détricoter l’armour sans,le voir,et comme moi 70 jours avant le film sex and the city 2 j’ai crue a l’ armour de l’auteurs de SATC MICHAEL KING PATRICK j’ai crée ce Compte Twitter @lesexdanslacite le films le sex dans la cite 12 mois apres sa sortie dans les cinema et les produits dériver 420 millions moi je continue de parler de mode de tv dans ma regions parce l’amour existe encore même si beaucou ont divorcer du films SATC 2,bonne semaine ‘Céline xxx

  2. M1 dit :

    La vraie économie, c’est de ne pas se marier, comme ça on économise le mariage ET le divorce ; )
    Très beau post, et bien vu pour le mariage obligé/arrangé d’Adam et Eve ; )

  3. william radet dit :

    Ils sourient, parlent aux autres
    chacun penchant à son délire

    Ils sont passés l’un près de l’autre
    chacun pensant à son désir…
    __________________________________

    Elle était d’un commerce agréable,
    quoique souvent freuduleux.
    __________________________________

  4. william radet dit :

    l’anti-divorce…

    Ils sont si proches
    qu’ils gardent un peu de distance
    pour que ça dure

    • cieljyoti dit :

      tout à fait d’accord. c’est ce que j’ai déjà remarqué, plus on se veut proche et plus on s’éloigne sans doute parce qu’on veut en rajouter ?? merci pour ton super commentaire

  5. Je crois avoir un couple attesté mais je le teste presque à tous les jours par manque d’assurance…(en fait on est un vieux couple ennuyant maintenant 😉 Céline cette lecture est à lire et relire. Tu retiens notre attention du début jusqu’à la fin ne créant aucune rupture avec le lecteur… Si un jour je divorce je t’épouserai…euh…mais il te faudrait changer de sexe avant tout ! Rires. Merci pour tes mots et à bientôt ! Amitiés, Denise

  6. marc lessard dit :

    oui l’amour ‘Céline moi née en 1956 je l’ai connue trois fois l’homme lui aussi le veux l’ amour mais pas comme les femmes le desires souvent il faux persister

    A Montreal 2000 millions de dollars dépenser pour la ceremonies du marriages beaucoup de union civil

    • cieljyoti dit :

      c’est vrai que les femmes n’ont pas les mêmes besoins amoureux que les hommes et il faut souvent un peu de temps pour accorder ses violons pour que chacun en profite pleinement. 2000 millions de $, c’est beaucoup mais tu sais qu’en chine les couples s’endettent pour des années pour un mariage !

  7. Et reprà sente pour le Canada l une des plus importantes avec un budget de 8,2 millions de dollars.

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